Les épreuves des Olympiades africaines de mathématiques 2026 ont débuté ce mardi 30 juin au Gymnase de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) de Yamoussoukro. Pendant plusieurs jours, près de 150 élèves du secondaire, sélectionnés parmi les meilleurs de leurs pays respectifs, tenteront de démontrer leur maîtrise des mathématiques à travers des épreuves réputées pour leur haut niveau d’exigence.
Dans la salle de composition, le calme est saisissant. Les échanges de paroles sont quasi inexistants. Un silence de monastère enveloppe les candidats, uniquement interrompu par le bruissement des feuilles, le glissement des stylos sur les copies et, par moments, le chant des oiseaux.
Concentrés, les participants s’attellent à résoudre des problèmes qui mettent à l’épreuve leur logique, leur capacité d’analyse et leur aptitude à construire des démonstrations rigoureuses. Chaque détail compte dans cette compétition qui réunit les meilleurs jeunes mathématiciens du continent.
Lorsqu’un candidat a besoin de l’assistance d’un examinateur, aucun échange verbal n’est nécessaire. Il lui suffit de brandir une feuille blanche. Un examinateur s’approche alors discrètement pour répondre à sa requête, sans perturber le travail des autres concurrents.
Pour garantir l’équité et la transparence de la compétition, les encadreurs des différentes délégations ne sont pas autorisés à accéder au périmètre réservé aux épreuves. À l’intérieur, les surveillants veillent avec rigueur au respect des consignes et au bon déroulement des compositions.
À l’issue des épreuves, les candidats les plus performants seront distingués par des médailles d’or, d’argent et de bronze. Des récompenses collectives sont également prévues pour les meilleures équipes nationales.
Au-delà de l’enjeu des distinctions, ces Olympiades mettent en lumière l’excellence scientifique de la jeunesse africaine et favorisent les échanges entre les futurs talents du continent dans le domaine des sciences et de l’innovation.
Boris Odilon Blé