« Tout grand patrimoine commence par un premier pas », c’est le thème autour duquel se tient la 9è édition du Salon de l’Epargne, de l’Investissement et du Patrimoine (SEIP), les 22 et 23 octobre 2026, à Abidjan. Lors de la cérémonie d’ouverture, Leticia N’Cho Traoré, commissaire générale du salon, a exprimé son ambition de faire voyager le SEIP au-delà d’Abidjan et de la Côte d’Ivoire, à travers l’éducation financière.
« Nous avons construit un écosystème, développé des formats, acquis une expérience. Il est temps de réfléchir ensemble à la manière d’en faire bénéficier davantage de populations », a déclaré Leticia N’Cho Traoré.

Pour elle, l’éducation financière n’est plus réservée aux professionnels de la finance, car depuis quelques années, les initiatives se multiplient et l’écosystème se mobilise pour en faire bénéficier à toutes les couches sociales.
« Je suis fière de dire que nous avons engagé, avec le Ministre de l’Éducation nationale, des travaux pour intégrer progressivement les fondamentaux de l’éducation financière dans la formation initiale des enseignants. Un premier test a été réalisé et nous avons formé 2650 enseignants contractuels au mois récemment », informe-t-elle.
Une ambition collective qui selon elle, s’inscrit dans la continuité de la Charte ivoirienne pour une éducation financière inclusive et durable, signée en 2025, à l’initiative de la Fondation LN, qu’elle dirige.

Pour sa part, Paul Harry Aithnard, directeur général d’Ecobank Côte d’Ivoire et co-host de l’évènement, a réaffirmé son engagement à construire une Afrique durablement prospère avec des grands projets, mais aussi en permettant à des millions d’Ivoiriens de devenir propriétaires de cette prospérité.
Il a saisi l’occasion pour plaider pour une synergie entre décision individuelle et dispositif étatique afin de créer de la richesse en Afrique, pour les populations locales.
Au nom du gouvernement, Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique et co-parrain de cette édition, a félicité l’initiative, qui au fil des ans est devenue unrendez-vous de référence de l’éducation financière en Côte d’Ivoire, plus encore, un lieu où l’on parle d’argent sans tabou et avec méthode.

« Selon la Banque mondiale, 40 % des adultes en Afrique subsaharienne possèdent un compte de monnaie mobile, contre 27 % trois ans plus tôt. La Côte d’Ivoire s’inscrit pleinement dans ce mouvement car près de six adultes sur dix y disposent désormais d’un compte financier », a indiqué le ministre.
Pour lui, posséder un compte et savoir gérer son argent sont deux choses différentes.
Il n’a pas manqué de rappeler que sous l’impulsion du président de la République, le gouvernement a fait de la jeunesse une priorité nationale, à travers le Programme Jeunesse du Gouvernement (PJ-Gouv), qui a touché plus de 3,5 millions de jeunes entre 2023 et 2025, bien au-delà de l’objectif fixé.
« L’éducation financière a donc vocation à accompagner l’ensemble des dispositifs d’appui aux jeunes, publics comme privés, en amont du financement et non après. Un jeune bien préparé rembourse mieux, réinvestit davantage et ouvre ainsi la voie à celui qui vient après lui », a-t-il lancé.

Aux jeunes, il les a encouragés à s’engager dans la démarche de l’épargne et de l’investissement, car ils ne sont plus des sujets réservés aux spécialistes, mais des questions d’autonomie et de dignité.
En marge de cette cérémonie d’ouverture, neuf lauréats ont été récompensés par le Prix d’Honneur du SEIP, saluant leur engagement dans la culture de l’épargne et de l’investissement responsable.