« Venir à Kong, c’est venir en pèlerinage. On gagne le cœur par la table », a déclaré Siandou Fofana, Ministre du Tourisme et des Loisirs, lors de la clôture de la 4e édition du Festival National de la Cuisine Ivoirienne (FNCI), le vendredi 17 octobre 2026 à Kong. Pour lui, ce qui débute dans la cité historique est le début d’une révolution culturelle mais aussi économique, avant d’être politique : le Soft Power ivoirien.
Placée sous le Haut Patronage du Vice-Premier Ministre Téné Birahima Ouattara, cette édition a consacré la gastronomie ivoirienne comme patrimoine d’avenir et produit touristique à part entière.
Le Maire Abdrahamane Berté a salué le choix de sa localité et saisi l’occasion privilégiée pour remettre la ville sur la carte touristique. Pour lui, la cuisine est « l’un des patrimoines les plus vivants » et sa sauvegarde est un « devoir de transmission ».

Au cœur de cette édition, deux interventions majeures ont structuré la doctrine gastronomique. Raoul Marcel Ohoueu, Directeur de la Coopération et de la Professionnalisation, a plaidé pour faire de la cuisine une « véritable signature de destination », rappelant que chaque plat est une archive vivante où « les recettes gardent la mémoire des peuples ».
Dans sa foulée, le Directeur Général de l’Industrie Touristique et Hôtelière, Dr Fagama Klo, a posé le passage nécessaire « de l’art culinaire à la gastronomie », citant Claude Lévi-Strauss. L’enjeu, selon lui, est de « préserver une part de notre identité ». Il a annoncé la constitution d’un répertoire d’une cinquantaine de mets, dont 24 fiches techniques déjà finalisées, dont 6 présentées à Kong.

Pour concrétiser sa vision, le Ministre Siandou Fofana a lancé trois chantiers majeurs depuis Kong : un Almanach issu de recherches anthropologiques sur la cuisine ivoirienne, le prototype du Maquis Gastronomique Ivoirien et une démarche vers une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC).
Il a surtout lancé « L’Appel de Kong » : faire de chaque smartphone un vecteur d’exposition des mets authentiques en voie de disparition et appeler la jeunesse à « se décomplexer et à s’investir dans les métiers de la cuisine », tout en exprimant son « infinie gratitude au Président Alassane Ouattara et au Vice-Premier Ministre, descendants de chefs ».

La compétition, dotée de 10,5 millions FCFA, a récompensé les deux catégories. Pour la cuisine Traditionnelle les candidats de Bouaké, Man et San Pedro ont été respectivement classés 1er ; 2è et 3è. En cuisine moderne, Yamoussoukro, San Pedro et Bouaké se sont adjugés les 1er ; 2è et 3è rangs.
Ils ont reçu les sommes de 2 millions pour le 1er prix, 1 million pour le 2e, 500 000 FCFA pour le 3e, et 100 000 FCFA du 4e au 13e.