Dans un contexte marqué par la recrudescence des menaces sécuritaires, la Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans le renforcement de la protection de son territoire. Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité a abrité, le lundi 22 décembre 2025, la cérémonie de signature du projet « Renforcement des capacités de gestion des frontières en Côte d’Ivoire », financé par le Gouvernement du Japon et mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec l’État ivoirien.
A cette occasion, la cérémonie s’est déroulée en présence Vagondo Diomandé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, de Son excellence Monsieur Gomakubo Junji, ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire et de David Preux, chef de mission de l’OIM en Côte d’Ivoire, ainsi que de hauts responsables de l’administration, des forces de sécurité et des médias.

Par ailleurs la persistance de la menace terroriste, la circulation illicite des personnes et des marchandises, ainsi que les tensions liées à la transhumance transfrontalière constituent aujourd’hui des défis majeurs pour la sécurité nationale. À ce sujet, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a souligné que « la sécurisation et la gouvernance intégrée de nos frontières constituent un pilier essentiel de la stabilité nationale, tout en préservant la tradition d’hospitalité de la Côte d’Ivoire », rappelant ainsi le caractère stratégique de la sécurisation des frontières pour la préservation de la paix.

Concrètement, mis en œuvre sur une période de deux ans dans les régions du Bounkani et du Tchologo, le projet vise à renforcer la présence effective de l’État dans les zones frontalières sensibles. Il prévoit notamment la construction d’un poste frontière moderne à Vonkoro et d’un commissariat de police mixte à Téhini, dotés d’équipements modernes destinés à améliorer le contrôle des flux migratoires et commerciaux. Pour M. David Preux, « ce projet marque une nouvelle étape dans la coopération entre la Côte d’Ivoire, le Japon et l’OIM pour une gestion des frontières plus intégrée, professionnelle et coordonnée ».

En outre, financé par le Japon à hauteur de 461 millions de yens, soit environ 1,844 milliard de francs CFA, ce projet s’inscrit dans la continuité de l’appui constant du Japon à la Côte d’Ivoire en matière de sécurité frontalière. Depuis 2019, plusieurs postes frontières modernes ont été construits ou réhabilités grâce à cette coopération, renforçant durablement la capacité de l’État à sécuriser ses frontières nord. Selon SEM Gomakubo Junji, « le Japon est honoré d’accompagner la Côte d’Ivoire dans le renforcement de ses capacités de gestion des frontières, au service de la paix et de la stabilité ».
Enfin, à travers ce projet, la Côte d’Ivoire, avec le soutien du Japon et de l’OIM, réaffirme sa détermination à protéger ses populations, à prévenir les menaces sécuritaires et à consolider la stabilité nationale et régionale.