Le Salon des Industries Musicales d’Afrique Francophone (SIMA) annonce la tenue de sa 3è édition, du 12 au 13 novembre 2026 à Cotonou, en République du Bénin. Après une précédente édition ayant rassemblé plus de 6 700 participants et plus de 3 000 professionnels, ce rendez-vous panafricain des industries culturelles et créatives revient autour d’une ambition forte : « Musique africaine : de la scène au pouvoir d’influence ».
Le choix du Bénin pour accueillir le SIMA, pour la deuxième fois consécutive s’inscrit dans la dynamique impulsée par le pays et qui vise à valoriser la place des industries culturelles et créatives dans les processus de transformation structurelle des économies et le rayonnement culturel du pays à l’échelle régionale et internationale.
Co-fondé en 2022 par l’entrepreneur culturel Mamby Diomandé et l’artiste-producteur Pit Baccardi, le SIMA s’affirme comme une plateforme de référence pour structurer, connecter et développer les écosystèmes créatifs africains. En plaçant la musique au cœur d’une réflexion plus large sur les transformations de la culture et des industries créatives, le SIMA entend également prendre en compte les mutations technologiques qui redessinent le secteur, de l’intelligence artificielle aux nouveaux modes de création, de diffusion et de consommation des contenus.
« La musique africaine n’est plus seulement un phénomène culturel : elle est devenue une force d’influence. Notre enjeu est désormais de transformer cette influence en puissance économique durable. Le SIMA veut créer les connexions entre créateurs, investisseurs, institutions et marchés pour que la visibilité internationale de nos talents se traduise en données mesurables, en monétisation des contenus, en opportunités économiques , en emplois et création de valeur pour le continent », indique Mamby Diomandé, co-fondateur du SIMA.
Dans un contexte où l’économie créative africaine pourrait générer jusqu’à 20 millions d’emplois à l’horizon 2030, l’édition 2026 entend franchir une nouvelle étape : contribuer à positionner la créativité africaine comme un véritable levier de soft power, de création de valeur et d’influence internationale.
Pour répondre aux enjeux d’un marché mondial en pleine transformation, le SIMA 2026 articulera sa programmation autour de trois priorités. Le premier axe porte sur la compétitivité et l’internationalisation, avec l’objectif de renforcer la performance économique des acteurs et de favoriser l’exportation des talents africains.
Le deuxième axe mise sur la synergie intersectorielle, en rapprochant la musique de la mode, du cinéma, du tourisme, du sport et des autres industries créatives afin de développer plus de revenus.
Enfin, le troisième axe concerne les politiques publiques en matière de propriété intellectuelle et les mécanismes de régulation, avec l’ambition de faire émerger des recommandations concrètes et de renforcer les cadres permettant au secteur de mieux capter la valeur qu’il génère.
Au-delà des débats et des échanges professionnels, le SIMA entend faire de la création un véritable moteur de connexion entre les acteurs de l’écosystème. À travers sa résidence artistique, ses sessions live et ses formats immersifs, le salon favorise les collaborations entre artistes, producteurs, professionnels et acteurs internationaux, tout en créant des passerelles entre les différents marchés africains et l’international.
Journées professionnelles, les panels et circuit touristique sont les activités qui vont meubler cette édition.