La Police de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC) a interpellé D.M., soupçonné d’avoir piégé plusieurs victimes sur les réseaux sociaux pour leur extorquer de l’argent à partir de vidéos intimes. Parmi elles figure un mineur résidant à l’étranger, qui aurait fini par mettre fin à ses jours sous la pression des menaces.
L’affaire est portée à la connaissance de la PLCC par le Homeland Security Investigations (HSI), par l’intermédiaire du Federal Bureau of Investigation (FBI) des Etats-Unis, dans le cadre de la coopération policière internationale.
L’enquête conduit à l’interpellation de D.M., qui reconnaît les faits lors de son audition. Selon ses déclarations rapportées par la PLCC, il a créé plusieurs faux comptes sur les réseaux sociaux en usurpant des identités féminines pour entrer en contact avec des victimes, principalement établies à l’étranger.
Pour les attirer, il leur propose des échanges intimes par vidéo. Grâce à une séquence préenregistrée, il leur fait croire à une conversation en direct avec la femme dont il usurpe l’identité, avant de les inciter à se dénuder devant leur écran.
D.M. enregistre ensuite les échanges à l’insu de ses interlocuteurs. Il utilise ces vidéos pour les menacer de les diffuser auprès de leurs proches ou sur les réseaux sociaux s’ils refusent de lui verser de l’argent.
Parmi les victimes figure J.W., un mineur résidant à l’étranger. Selon la PLCC, soumis à ces menaces, il aurait fini par se donner la mort.
Au terme de l’enquête, D.M. est conduit devant le parquet du Pôle pénal économique et financier pour utilisation frauduleuse d’éléments d’identification d’une personne physique, menace de publication et publication de données à caractère sexuel, ainsi qu’escroquerie sur Internet.
Cette affaire rappelle les conséquences parfois dramatiques de la sextorsion et la nécessité de signaler rapidement toute menace liée à la diffusion de contenus intimes sur les réseaux sociaux.
YONA DIANHORÉ