Le Sénat ivoirien poursuit la modernisation de ses procédures législatives à travers le projet e-Sénat. La deuxième session de formation consacrée à la digitalisation des activités parlementaires a été ouverte le mardi 20 octobre 2026 à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à Yamoussoukro.
À cette occasion, Kandia Camara, présidente de l’institution, a réaffirmé sa volonté de faire du numérique un levier majeur de modernisation du travail parlementaire.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la première session, organisée les 13 et 14 octobre 2026, qui avait déjà mobilisé les sénateurs autour des enjeux de la transition numérique. Elle vise à faciliter l’appropriation des outils digitaux déployés dans le cadre du projet e-Sénat.

Pour la présidente du Sénat, la digitalisation doit permettre de moderniser le fonctionnement de l’institution, de simplifier les procédures, d’améliorer la circulation de l’information et de renforcer l’efficacité du travail parlementaire. Elle contribuera également à assurer une meilleure conservation des documents et une plus grande traçabilité des actes et des contenus numériques.
Au-delà de ces gains d’efficacité, cette transformation répond aussi à un objectif environnemental. La dématérialisation des procédures devrait, en effet, contribuer à réduire progressivement l’utilisation du papier au sein de l’institution.
La formation porte notamment sur la maîtrise de cinq solutions numériques : la gestion du quorum, la gestion des amendements, le vote électronique, la Mémoire du Sénat et la plateforme NosSénateurs.ci.

Ces outils sont destinés à accompagner les différentes étapes du travail parlementaire, en facilitant la gestion des séances, le traitement des amendements, les opérations de vote ainsi que la conservation et l’accès aux informations institutionnelles.
Toutefois, la présidente du Sénat a souligné que la transformation numérique ne saurait se limiter à l’acquisition d’équipements ou à la mise en place de plateformes. Elle suppose également une évolution des pratiques professionnelles et une appropriation effective des outils par l’ensemble des acteurs concernés.
Dans cette perspective, un accompagnement personnalisé continu est prévu afin de permettre aux sénateurs de se familiariser avec les différentes fonctionnalités et de les utiliser efficacement dans leurs activités quotidiennes.

La présidente a ainsi exhorté ses collègues à participer activement et assidûment à cette deuxième session, estimant que leur implication constitue une condition essentielle à la réussite du projet.
Avec e-Sénat, la Chambre haute du Parlement ivoirien entend ainsi renforcer l’efficacité de ses procédures législatives, améliorer la gestion de ses ressources documentaires et inscrire durablement son fonctionnement dans la dynamique de la modernisation numérique des institutions publiques.