Invitée de l’émission Peopl’Emik du jeudi 26 février 2026 sur la chaine de télévision La 3, l’artiste chanteuse ivoirienne Savan’Alla, a déclaré s’être auto-produite, dans les débuts de sa carrière musicale. Face à la chroniqueuse Annie-France Bamba dans la rubrique « l’Interrogatoire », l’auteure du titre à succès « Le pointeur doit payer cash » fait savoir qu’à l’époque, en 1992, les producteurs étaient inaccessibles et qu’il n’y en avait pas assez.
Sans détour, la chroniqueuse a voulu en savoir un peu plus sur la réticence des producteurs à ne pas vouloir s’engager musicalement avec une jeune chanteuse, qui ne laisse personne indifférent, tant par sa beauté que par ses prouesses vocales.

« Qu’est-ce que tu leur disais pour qu’ils soient réticents pour te produire ? Je ne leur disais rien. Mais comment tu voulais qu’ils te produisent si tu ne leur proposais rien de concret ? En fait, il fallait avoir même la possibilité de leur proposer quelque chose », peut-on entendre lors de leurs échanges.
« J’ai préféré me concentrer moi-même, sur mon activité et sur mes œuvres à produire », lance la chanteuse.
Auteure, compositrice et interprète de ses chansons, Savan’Alla explique qu’une fois l’album enregistré et finalisé en France, le plus dur pour elle c’était d’en faire la promotion.
« Pour la promotion, quand je revenais, je m’adressais aux médias locaux, comme la radio, la télé et la presse locale, pour m’aider », laisse entendre la native de Vavaou. A la question de savoir, d’où provenait les fonds pour financer cette promotion, elle répond, « je travaillais. J’étais Assistant de direction dans un cabinet de notaire à Abidjan ».

Même si elle avoue que le travail n’entachait en rien à sa musique et que ses responsables lui permettaient de pouvoir vivre sa passion, elle prit la seine décision de se consacrer entièrement à la chanson.
Toujours à bâton-rompu avec Annie-France Bamba, Savan’Alla ne manque pas d’exprimer son désir de travailler avec Josey.
« Nous nous sommes rencontrées à l’aéroport, on en a déjà parlé et elle est pour. Ça va se faire très bientôt », tout en rappelant que sa collaboration avec Kédjévara, a été un succès.
Plus loin, Savan’Alla est revenue sur sa relation avec Al Moustapha, qui s’est détériorée et qui a tourné au vinaigre. « Ça m’a rendu triste. Je ne veux pas détruire la vie de quelqu’un, donc je lui ai pardonné », souligne-t-elle.

Répondant au nom de nom Yolande Amon à l’état civil, Savan’Alla est une chanteuse d’origine Baoulé qui fait ses premiers pas dans la musique en 1992 avec son premier opus « Déesses Femmes ». Elle enchaîne avec des succès tels que « Misère de Femmes » en 1994, « Ils ont tout en bas » en 1996, « Amour de Femmes » en 2008 et « La Go Jazz » en 2014. Dans ses chansons, elle aborde des thématiques de défense des droits des femmes, l’amour et la dénonciation des injustices sociales.
Le 08 juin 2024, elle a célébré ses 30 ans de musique au Palais de la culture d’Abidjan.