Les chefs d’état-major de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont présenté la feuille de route relative à la mise en place de la brigade antiterroriste régionale au président de la Commission, le général Birame Diop. La rencontre s’est tenue le 12 octobre 2026 à Abuja, au Nigeria, en marge de la passation de pouvoirs à la tête du Comité des chefs d’état-major de la CEDEAO (CCDS).
Le lieutenant-général Amara Idara Bangoura a présenté les principales mesures prévues pour rendre la brigade opérationnelle. Le plan met l’accent sur une meilleure coordination des actions sécuritaires entre les États membres et sur l’amélioration des capacités de la Force en attente de la CEDEAO, afin de répondre plus efficacement aux menaces terroristes en Afrique de l’Ouest.
La feuille de route, en cours de finalisation, doit encore définir les règles d’engagement, les mécanismes de financement à long terme et la chaîne de commandement de la future brigade. Pour sa mise en place, les réflexions s’appuient notamment sur l’expérience de la Force multinationale mixte du bassin du lac Tchad, engagée depuis 2015 contre Boko Haram, mais aussi sur les difficultés financières rencontrées par l’ancienne Force conjointe du G5 Sahel.
Dans ce contexte, les échanges à Abuja entre le nouveau président du CCDS et le chef d’état-major général des Armées du Nigeria revêtent une importance particulière. Premier contributeur militaire et budgétaire de la Communauté, le Nigeria occupe une place centrale dans le dispositif. Son engagement sera déterminant pour assurer le financement et la continuité des opérations de la future brigade.
De son côté, le président de la Commission de la CEDEAO, le général Birame Diop, a salué l’engagement du CCDS dans la lutte contre le terrorisme. Il a également réaffirmé son soutien au nouveau président de cette instance, le vice-amiral d’escadre Oumar Wade, chef d’état-major général des Armées du Sénégal, qui succède au lieutenant-général Amara Idara Bangoura.
La rencontre a également été marquée par la remise des documents de passation de pouvoirs au président de la Commission. À travers cette initiative, la CEDEAO entend renforcer la coopération sécuritaire entre ses États membres et se doter d’un dispositif régional capable de mieux répondre aux menaces terroristes, dans l’objectif de préserver la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest.
YONA DIANHORÉ