Face aux préoccupations persistantes liées à la cherté des loyers en Côte d’Ivoire, le gouvernement a rappelé les dispositions légales encadrant les conditions de location, notamment le plafonnement du nombre de mois exigés lors de la signature d’un bail.
La question a été évoquée par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, lors du compte rendu du Conseil des ministres tenu le mercredi 4 mars 2026 au Palais présidentiel d’Abidjan.
Selon le ministre, l’État a déjà pris des mesures visant à encadrer les pratiques dans le secteur locatif afin de protéger les locataires contre certaines exigences jugées excessives.
« Concernant la cherté des loyers, le gouvernement a déjà pris des décisions pour fixer le nombre de mois que l’on doit payer en termes de caution et de mois d’avance, soit deux mois de caution et deux mois d’avance. C’est même fixé dans le contrat de bail », a-t-il expliqué.
Cette réglementation vise à limiter les charges financières imposées aux locataires au moment de l’accès au logement. Dans plusieurs villes du pays, notamment à Abidjan, les loyers constituent en effet l’une des principales dépenses des ménages.
Toutefois, le porte-parole du gouvernement a insisté sur la responsabilité des différents acteurs dans l’application effective de ces mesures.
« L’État prend des décisions, il appartient à chacun de nous de faire en sorte que ces décisions soient respectées », a-t-il déclaré, appelant implicitement les bailleurs et les locataires à se conformer aux règles établies.
Les autorités entendent ainsi rappeler le cadre réglementaire existant, dans un contexte où la question de l’accès au logement et du coût des loyers reste au cœur des préoccupations sociales.