Un policier a grièvement blessé par balle une femme, vendredi, à Camp-Levieux, au sud de Port-Louis. Selon la police, 84 personnes ont été interpellées mardi. Les faits recensés comprennent des pillages, des incendies, des actes de violence et des infractions au couvre-feu.
Le gouvernement mauricien a annoncé deux nouvelles nuits de couvre-feu, mercredi 14 et jeudi 15 octobre, de 20 h 30 à 5 heures, face à une vague de violences qui secoue l’île depuis plusieurs jours. Les troubles ont éclaté après qu’un policier a grièvement blessé par balle une femme de 27 ans, vendredi, à Camp-Levieux, au sud de la capitale, Port-Louis.
Les manifestations ont commencé la semaine dernière, sur fond de pénuries d’eau et de hausse du coût de la vie. Un premier couvre-feu avait été instauré mardi soir, alors que les incidents se multipliaient dans plusieurs régions du pays.
Depuis le début des troubles, 94 personnes ont été arrêtées, dont 16 mineurs et un policier, précise le quotidien Le Mauricien. Sept policiers ont été blessés. Selon la police, 84 personnes ont été interpellées mardi. Les faits recensés comprennent des pillages, des incendies, des actes de violence et des infractions au couvre-feu.
Trafiquants de drogue
Selon plusieurs médias mauriciens, des affrontements avec les forces de l’ordre et des pillages ont été signalés dans plusieurs localités, où des postes de police ont été pris pour cible. Des personnes masquées ont dressé des barricades et lancé des projectiles contre les policiers. Plusieurs commerces ont été pillés.
Le policier impliqué dans le tir de vendredi a été placé en détention provisoire. La jeune femme blessée a été opérée lundi. Le premier ministre, Navin Ramgoolam, a accusé des réseaux de trafiquants de drogue d’avoir attisé les violences.
Selon lui, ces groupes chercheraient à déstabiliser le pays en réaction aux opérations policières menées contre eux. Les autorités prévoient de renforcer les patrouilles, les barrages routiers et les contrôles de véhicules dans les zones touchées.
Les cours ont été en partie suspendus dans les établissements publics et privés. Le système de transport en commun, Metro Express, est interrompu pour une semaine, tandis que l’aéroport international poursuit ses activités sous surveillance renforcée.
AFP