INADES-Formation a ouvert à Abidjan un atelier national réunissant les principaux acteurs de l’agroécologie en Côte d’Ivoire. Se tenant les 20 et 21 novembre 2025, l’évènement rassemble producteurs, consommateurs, organisations de la société civile, chercheurs et décideurs publics afin de discuter des défis pour renforcer la collaboration entre les acteurs et de définir des stratégies communes pour promouvoir une agriculture durable.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Amélie Muriel Grah, représentante du Directeur général de la Planification, des Statistiques et des Projets du Ministère d’État, Ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, a insisté sur la nécessité d’adopter des méthodes respectueuses de l’environnement. « Nous devons sensibiliser les paysans à utiliser les produits organiques, parce que la nature nous a tout donné », a-t-elle déclaré, mettant en avant l’urgence de changer les pratiques dans un contexte marqué par la dégradation des sols.
Allant dans le même sens, Monique Onan Anoumo, présidente de l’ONG Blah Djassoh et coordinatrice du NSS Côte d’Ivoire (Mouvement Panafricain Nous Sommes la Solution), a exprimé son regret face à la faible visibilité de l’agroécologie auprès du grand public. Pour elle, « l’agriculture conventionnelle est mieux connue que l’agroécologie ».
L’atelier vise ainsi à renforcer les capacités des participants et à leur fournir de nouveaux outils pour promouvoir les bonnes pratiques agricoles. « Il s’agit de définir des orientations stratégiques pour promouvoir des pratiques de production agricole durable tout en préservant l’environnement », renchérit Manassé Nshimiyimana, chargé de plaidoyer et de prospective à INADES-Formation.
À travers cette initiative, INADES-Formation entend développer des stratégies de sensibilisation à destination des décideurs, des communautés rurales et de l’ensemble des parties prenantes. L’organisation espère ainsi contribuer à une meilleure adoption de l’agroécologie et à terme à l’amélioration de la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire.
Marie France Zeze