Une fillette a été retrouvée enfermée dans un poulailler le mercredi 25 février 2026. Les faits se déroulent dans le quartier de N’gattakro, dans la ville de Bouaké.
Victime de violences répétées, elle a été secourue à la suite d’une dénonciation par l’Antenne régionale de la Sous-direction de la lutte contre la traite des enfants et la délinquance juvénile (SDLTEEDJ), unité spécialisée de la Police nationale.
À leur arrivée, la scène qu’ils découvrent est bouleversante. Amoikan, 11 ans, au physique frêle et au regard discret, est retrouvée vivant dans un poulailler. Elle est vêtue d’un sac de riz. Son visage est meurtri et son corps présente des traces visibles de coups.
La partie inférieure de son visage, notamment la bouche, les lèvres et les joues, présente une destruction sévère des tissus. Des cicatrices épaisses déforment la structure de sa bouche.

L’enfant désigne sa grand-mère, âgée de 72 ans, comme responsable des violences. Interpellée et conduite au poste, cette dernière admet les faits, parlant de « corrections » infligées à la fillette. Elle ajoute que l’enfant lui aurait été confiée pour être « délivrée » de prétendus esprits. Un proche parent présent au domicile confirme ces mauvais traitements.
Au regard de la gravité des faits, le Procureur de la République ordonne le placement de l’enfant à la Maison de l’Enfance de Bouaké. Amoikan y bénéficie de soins médicaux, d’un accompagnement psychosocial et d’un encadrement éducatif. La grand-mère est placée en garde à vue et devra répondre de ses actes devant la justice.
Ce sauvetage s’inscrit dans le cadre des actions du Comité national de surveillance (CNS), présidé par la Première Dame Dominique Ouattara, en faveur de la protection du couple mère-enfant.
L’affaire relance la question des violences faites aux enfants et rappelle la nécessité de signaler toute situation mettant en danger un mineur.
✍️Phinées Abigail Niava