La Côte d’Ivoire poursuit ses efforts dans le renforcement de la sécurité et de la gestion de ses frontières. Le lundi 22 septembre 2025, au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, s’est tenue la cérémonie officielle de remise des clés du poste de police frontière de Kalamon, situé dans le département de Dorobo, région du Bounkani.
L’infrastructure, construite et équipée grâce à l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et des États-Unis, a été symboliquement remise aux autorités ivoiriennes en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, de l’ambassadrice des États-Unis en Côte d’Ivoire et du chef de mission de l’OIM.
Ce poste moderne s’inscrit dans le cadre du projet régional « Renforcer les frontières nord de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo », financé par le Département d’État américain. Il a été conçu pour améliorer le contrôle des mouvements transfrontaliers, lutter contre la criminalité transnationale et renforcer la coopération régionale en matière de sécurité et de gestion migratoire.

Le poste de Kalamon est doté d’équipements modernes : énergie solaire, forage hydraulique, infrastructures d’accueil pour les forces de sécurité, dispositifs de contrôle des passeports et de délivrance de visas. Il constitue, selon le chef de mission de l’OIM en Côte d’Ivoire, David Breux, « 𝑢𝑛 𝑜𝑢𝑡𝑖𝑙 𝑎𝑢 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑖𝑥, 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑜𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑜𝑝𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑟𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙𝑖𝑒̀𝑟𝑒 ».
Au-delà de la sécurité, le projet a eu des retombées directes pour les communautés : plus de 2 800 pièces d’identité délivrées via des centres d’identification mobiles, la réhabilitation de la maternité de Doubasso, des campagnes de sensibilisation sur la cohésion sociale et l’alerte précoce, ainsi que l’amélioration d’infrastructures locales.

Pour l’ambassadrice des États-Unis en Côte d’Ivoire, Jessica Davis Ba, cette inauguration illustre « 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑜𝑝𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑝𝑙𝑒 𝑎𝑚𝑒́𝑟𝑖𝑐𝑎𝑖𝑛 𝑒𝑡 𝑙𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑝𝑙𝑒 𝑖𝑣𝑜𝑖𝑟𝑖𝑒𝑛 ». Elle a souligné que la sécurité constitue la base du commerce, de l’investissement et de la prospérité partagée.
De son côté, Vagondo Diomandé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a salué l’appui constant des partenaires internationaux, rappelant que ce poste frontalier est à la fois un symbole de souveraineté nationale et un levier de développement local et régional.

Les acteurs impliqués ambitionnent d’étendre cette dynamique à d’autres zones stratégiques du pays, afin de renforcer la présence de l’État aux frontières, améliorer la gestion des flux migratoires et consolider l’intégration régionale.
Avec ce nouveau poste frontalier, la Côte d’Ivoire réaffirme sa volonté de bâtir des frontières « 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑖𝑥, 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑒𝑡 𝑎𝑢 𝑑𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑎𝑔𝑒́ », dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants.