Le Musée des Civilisations d’Abidjan-Plateau a servi de cadre, ce mardi 23 décembre 2025, à la présentation officielle de l’arrêté n°0750/MCF/CAB du 14 octobre 2025, déterminant le régime des entrepreneurs de spectacles vivants sur l’ensemble du territoire national. La cérémonie a été présidée par la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, en présence de plus de 200 acteurs du monde du spectacle.

Managers, producteurs et promoteurs de spectacles, entreprises de billetterie, propriétaires de salles de spectacles et responsables d’organisations professionnelles ont répondu à l’invitation du ministère, témoignant de l’importance de ce texte pour un secteur longtemps en attente d’un encadrement juridique clair.
Pour certains organisateurs, cette avancée était attendue depuis 2005, tandis que d’autres espéraient une telle réglementation depuis plus de dix ans. L’arrêté vient ainsi combler un vide réglementaire dans un univers du spectacle vivant souvent marqué par des conflits, le non-respect des contrats, des litiges financiers et diverses situations préjudiciables aux artistes comme aux promoteurs.

Selon la ministre Françoise Remarck, ce texte vise à structurer, assainir et professionnaliser le secteur des spectacles vivants. Il définit notamment les conditions d’exercice du métier d’entrepreneur de spectacles, les obligations administratives, les responsabilités des différents acteurs ainsi que les règles devant garantir la transparence, la sécurité et la protection des parties prenantes.

L’élaboration de cet arrêté est le fruit d’un travail concerté et inclusif entre le Ministère de la Culture et de la Francophonie et les faîtières du secteur, dans une démarche de co-construction visant à prendre en compte les réalités du terrain. Une approche saluée par les professionnels présents, qui y voient une reconnaissance institutionnelle de leurs métiers.

Au-delà de l’encadrement juridique, le texte ambitionne de renforcer la crédibilité et la viabilité économique du spectacle vivant en Côte d’Ivoire, tout en améliorant les conditions de travail des artistes, techniciens et promoteurs. Il s’inscrit dans la vision gouvernementale de faire des industries culturelles et créatives un levier de croissance et de cohésion sociale.
Les participants ont unanimement salué cette réforme majeure, tout en appelant à une large vulgarisation du texte et à un accompagnement effectif de l’État pour en garantir une application harmonieuse sur l’ensemble du territoire national.
Avec la présentation officielle de cet arrêté, la Côte d’Ivoire franchit une étape décisive vers la structuration durable du spectacle vivant, au bénéfice des professionnels du secteur et du public.