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Une délégation de la Police nationale de Côte d’Ivoire, conduite par l’administrateur général de police Youssouf Kouyaté, directeur général de la Police nationale et premier vice-président d’Afripol, prend part à la 93e session de l’Assemblée générale d’Interpol qui s’est ouverte le lundi 24 novembre 2025 à Marrakech, au Maroc.

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L’Espace AZK Live, situé à Cocody-Blockhauss à Abidjan, s’est transformé en véritable laboratoire d’idées autour de l’économie circulaire le mercredi 1er juillet 2026, l’ à l’occasion de la 3ᵉ édition du Green Afterwork.

Organisée en marge de l’Assemblée annuelle de l’Alliance Africaine pour l’Économie Circulaire (ACEA), tenue du 30 juin au 2 juillet 2026 à l’hôtel Tiama au Plateau, cette rencontre a permis de rapprocher les réflexions des experts des préoccupations des citoyens autour des enjeux de l’économie circulaire.

Le rendez-vous s’est déroulé dans un contexte particulier. Alors que l’Assemblée annuelle de l’ACEA réunissait à Abidjan des représentants de 23 pays africains, la capitale économique ivoirienne célébrait également la Journée mondiale du Reggae. Le Green Afterwork a ainsi servi de trait d’union entre les débats institutionnels, les initiatives citoyennes et les expressions artistiques.

Venue du Nigeria, Bonmwa Fwangkwal, coordinatrice du Secrétariat de l’ACEA, a ouvert les échanges en présentant les ambitions de cette alliance de gouvernements créée par le Nigeria, le Rwanda et l’Afrique du Sud pour accompagner la transition du continent vers une économie plus durable.

« L’Alliance africaine pour l’économie circulaire est une alliance de gouvernements. Elle travaille à soutenir la transition de l’Afrique vers une économie circulaire qui est bonne pour l’environnement, qui aide le développement du continent et qui crée des emplois pertinents pour l’Afrique », a-t-elle expliqué.

Revenant sur les conclusions de l’Assemblée annuelle, elle a indiqué que le financement des acteurs de l’économie circulaire demeure l’un des principaux défis identifiés par les États membres. Elle a également insisté sur la nécessité d’élargir les actions de sensibilisation à l’ensemble des populations, au-delà des seules administrations en charge de l’environnement.

Selon elle, l’Alliance entend également faire de l’économie circulaire une priorité des discussions africaines lors de la 32e Conférence des Parties (COP32) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, prévue en Éthiopie.

La seconde séquence du panel a donné la parole à Mme Gui Dibo Latta, présidente de la Coopérative agricole Mains Actives et conseillère régionale du Guémon, venue partager son expérience de terrain.

S’appuyant sur des données selon lesquelles près de 70 % de la main-d’œuvre agricole en Afrique est composée de femmes alors qu’elles ne perçoivent qu’entre 28 et 30 % des revenus du secteur, elle a présenté le projet Agrifarm 4.0 développé dans sa région.

« Nous n’avons pas attendu un financement ou un programme gouvernemental. Nous avons regardé les terres autour de nous, des terres basses abandonnées considérées improductives, et nous avons vu le potentiel », a-t-elle déclaré.

Le projet repose sur une approche intégrée associant la valorisation des déchets organiques en biofertilisants, l’utilisation de capteurs d’humidité, de drones agricoles et d’une plateforme USSD permettant aux agricultrices d’accéder à des informations agricoles et météorologiques à partir de téléphones mobiles classiques.

Réagissant à cette présentation, Bonmwa Fwangkwal a salué une initiative qui illustre, selon elle, le potentiel des solutions africaines.

« Je suis très fière de voir que c’est une femme qui le fait », a-t-elle affirmé, rappelant que les pratiques agricoles traditionnelles africaines fondées sur la réutilisation des ressources et les biofertilisants naturels rejoignent pleinement les principes de l’économie circulaire.

Le Green Afterwork s’est également intéressé aux industries créatives. La styliste Oris Ourega Anne Marie a souligné que la mode durable constitue aujourd’hui une réponse aux défis environnementaux, tout en rappelant que les pratiques africaines de réparation et de réemploi existent depuis plusieurs générations.

Invitée surprise de la soirée, l’artiste autodidacte Armand’art déco a présenté ses créations réalisées à partir de cartons, de bouteilles plastiques et d’autres matériaux récupérés.

« Ce que les autres jettent, moi je le transforme. Je fais des tableaux, des vases, des meubles avec du carton et des bouteilles plastiques. Je suis autodidacte », a-t-elle expliqué.

À travers cette troisième édition, le Green Afterwork a confirmé sa vocation de créer un espace de dialogue entre experts, acteurs de terrain, artistes et citoyens afin de rendre les enjeux environnementaux plus accessibles. Entre panel public et émission de radio enregistrée en direct devant les participants, l’initiative a démontré que la transition vers une économie circulaire passe également par la sensibilisation, le partage d’expériences et l’implication des communautés.

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La cour d’appel de Paris a condamné ce mardi 7 juillet Marine Le Pen, dans l’affaire des assistants parlementaires européens, à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, ainsi qu’à 15 mois d’inéligibilité. Cette peine n’empêche toutefois pas la présidente du Rassemblement national de demeurer éligible.

Group Managing Director-CEO, Mr. Oliver Alawuba; Outgoing Group Chairman, Tony O. Elumelu; Incoming Group Chairman, Mr. Emmanuel Nnorom.jpg

Une page importante de l’histoire bancaire africaine va se tourner. À compter du 21 août 2026, Tony O. Elumelu quittera la présidence du conseil d’administration de United Bank for Africa (UBA) Plc, conformément à la durée maximale de mandat de douze ans fixée par la Banque centrale du Nigeria pour les administrateurs non exécutifs. Réuni le 6 juillet, le conseil d’administration a désigné Emmanuel N. Nnorom pour lui succéder.

Ce départ marque la fin d’un cycle au cours duquel l’homme d’affaires nigérian a profondément transformé l’institution financière. Sous son leadership, la banque s’est imposée comme l’un des plus grands groupes bancaires du continent, avec une présence dans 20 pays africains ainsi qu’au Royaume-Uni, aux États-Unis, en France et aux Émirats arabes unis. Aujourd’hui, plus de 50 millions de clients sont servis par un réseau de 25 000 collaborateurs, faisant de l’établissement l’un des principaux acteurs de l’inclusion financière en Afrique.

Au-delà de son expansion géographique, Tony Elumelu a imprimé une vision stratégique fondée sur l’innovation, la digitalisation et le financement du développement africain. Ces dernières années, cette ambition s’est notamment traduite par le lancement d’une plateforme bancaire et d’investissement destinée à la diaspora africaine. Conçue avec plusieurs partenaires spécialisés dans la finance, l’assurance, la retraite, l’immobilier et la santé, cette initiative permet aux Africains vivant à l’étranger d’accéder, depuis une interface unique, à des services bancaires, des solutions d’investissement, de gestion d’actifs, d’assurance, d’épargne-retraite et d’acquisition immobilière, tout en renforçant leurs liens économiques avec le continent.

Cette orientation s’inscrit dans la philosophie de l’Africapitalisme, défendue depuis plusieurs années par Tony Elumelu. Selon cette vision, le secteur privé africain doit être le moteur du développement économique du continent grâce à des investissements de long terme capables de générer à la fois de la croissance, des emplois et un impact social durable.

Au moment de quitter ses fonctions, le dirigeant s’est montré confiant quant à l’avenir de l’institution. « Servir United Bank for Africa a été l’un des plus grands privilèges de ma carrière. La banque a su bâtir une position concurrentielle unique, tant en Afrique qu’à l’échelle mondiale, et je quitte le Conseil d’administration avec une grande confiance dans son avenir », a-t-il déclaré, saluant également les qualités de son successeur.

Emmanuel N. Nnorom, successeur de Tony Elumelu

Expert-comptable agréé fort de plus de quarante années d’expérience dans la banque, la finance et l’audit, Emmanuel N. Nnorom entend poursuivre cette dynamique. « Je suis honoré de la confiance que le Conseil d’administration m’accorde et pleinement conscient de l’héritage que je reçois. Je travaillerai avec le Conseil, la direction et l’ensemble des collaborateurs afin de maintenir la dynamique de croissance et de continuer à créer de la valeur durable pour nos actionnaires, nos clients et toutes nos parties prenantes », a-t-il affirmé.

Le départ de Tony Elumelu referme ainsi un chapitre majeur de l’histoire de la banque panafricaine, mais laisse en héritage une institution renforcée et une vision du développement économique africain qui continue d’inspirer le secteur financier bien au-delà du continent.

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