Le gouvernement formé le 23 janvier 2026 par le Premier ministre Robert Beugré Mambé s’ouvre à de nouveaux profils issus de l’administration publique et des programmes stratégiques de l’État. Trois personnalités font leur entrée dans l’exécutif, avec pour mission de renforcer des secteurs jugés prioritaires, notamment l’éducation technique, l’agriculture vivrière et la transition écologique.
Abou Bamba, un spécialiste de la durabilité à l’Environnement

La principale entrée au rang de ministre plein est celle d’Abou Bamba, nommé ministre de l’Environnement et de la Transition écologique en remplacement de Jacques Assahoré Konan.
Depuis 2022, Abou Bamba était coordonnateur de l’Abidjan Legacy Program, un programme présidentiel visant à poser les bases d’une durabilité environnementale à long terme, tout en promouvant une intensification agricole respectueuse de l’environnement. Son arrivée à la tête du département de l’Environnement traduit la volonté du gouvernement d’accélérer la mise en œuvre des politiques de transition écologique face aux défis climatiques et environnementaux.
Jean-Louis Moulot, un technocrate à l’Enseignement technique

Nommé ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot fait son entrée au gouvernement après un parcours dans la gestion des infrastructures stratégiques.
Avant sa nomination, l’actuel maire de Grand Bassam occupait le poste de directeur général de la Société d’Exploitation et de Développement Aéroportuaire, Aéronautique et Météorologique (SODEXAM). Son profil de gestionnaire et son expérience dans le pilotage de structures publiques sont perçus comme des atouts pour accompagner la réforme et la valorisation de l’enseignement technique et professionnel, considéré comme un levier majeur de l’employabilité des jeunes.
Bernard Kini-Komoé, du développement agricole à l’action gouvernementale

Autre nouvel entrant, Bernard Kini-Komoé est nommé ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, chargé des Productions vivrières.
Il était précédemment coordonnateur du Projet de Développement des Chaînes de Valeur Vivrières (PDC2V), un programme clé de l’État ivoirien axé sur le renforcement de la production et de la commercialisation des cultures vivrières. Sa nomination intervient dans un contexte où la sécurité alimentaire et la maîtrise des prix des denrées de première nécessité constituent des enjeux majeurs pour les autorités.
Avec ces nouvelles nominations, le gouvernement Mambé II mise sur des profils techniques et opérationnels, issus de la haute administration et des programmes structurants de l’État. Une orientation qui confirme la volonté des autorités de renforcer l’efficacité de l’action publique dans des secteurs clés pour le développement économique et social du pays.