La direction de campagne du Dr Jean Crépin Soter Nyamsi a appelé, dans un communiqué officiel publié le 4 mai 2026 à Paris, à un vote « libre, souverain et pluraliste » des fédérations africaines lors de l’élection à la présidence de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) prévue en 2027.
Cette prise de position intervient dans la foulée des déclarations du président de la Confédération Africaine de Football, le Dr Patrice Motsepe, qui avait affirmé le 29 avril à Vancouver le soutien unanime des 54 fédérations africaines au président sortant de la FIFA.
Dans son communiqué, le camp Nyamsi exprime une « profonde préoccupation » face à cette annonce, estimant qu’elle engage prématurément l’ensemble du continent sans concertation préalable. « Chaque fédération nationale est une institution souveraine », souligne le texte, rappelant que le vote pour la présidence de la FIFA est un acte individuel et secret relevant des 211 associations membres.
Pour le candidat, présenter l’Afrique comme un bloc homogène risque d’« occulter la diversité des ambitions sportives » et de fragiliser sa position sur la scène internationale. Le communiqué insiste sur la liberté pour les dirigeants africains d’exercer pleinement leur liberté de choix et leur leadership.
La direction de campagne met également en avant l’existence d’une candidature africaine à cette élection, y voyant une « opportunité historique » pour le continent d’accéder à la tête du football mondial et d’y promouvoir une gouvernance « plus équitable, inclusive et transparente ».
« L’Afrique ne doit plus être une simple force d’appoint », martèle le communiqué, qui appelle les fédérations à faire « le choix de l’audace et de l’excellence » plutôt qu’un alignement systématique.
Dans cette dynamique, l’équipe de campagne annonce son intention de poursuivre ses échanges avec les différentes fédérations africaines afin de construire une vision commune pour l’avenir du football mondial.
Ce positionnement s’inscrit dans un contexte de recomposition des rapports de force au sein de la FIFA, où le poids électoral de l’Afrique, avec ses 54 voix, demeure déterminant dans la désignation du futur président.

