S.G.Y. a été déféré devant le parquet pour fraude bancaire après une enquête menée par la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC). Il est soupçonné d’avoir utilisé des informations récupérées sur une carte bancaire pour effectuer plusieurs transactions frauduleuses au préjudice de K.M.H., dont le compte a été débité d’un montant total de 400 000 FCFA.
L’enquête a permis de mettre au jour un stratagème reposant sur la collecte frauduleuse de données bancaires. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, le mis en cause aurait profité d’un moment d’inattention de la victime pour photographier sa carte bancaire et récupérer les informations qui y figuraient.
Avec la complicité présumée de son frère vivant en Europe, S.G.Y. aurait ensuite créé un compte sur une plateforme de paiement en ligne avant d’utiliser les données obtenues pour réaliser des opérations financières sans l’autorisation de la titulaire du compte.
Interpellé dans le cadre des investigations, le suspect a d’abord nié les faits qui lui étaient reprochés. Mais face aux preuves réunies par les enquêteurs, il a finalement reconnu son implication dans cette affaire.
L’affaire a débuté lorsque K.M.H. a constaté plusieurs prélèvements inhabituels sur son compte bancaire. Ne reconnaissant aucune de ces opérations, elle a immédiatement contacté sa banque. Une enquête interne a alors été ouverte, sans permettre dans un premier temps d’identifier l’auteur des transactions.
C’est dans ce contexte que la victime s’est tournée vers la PLCC, où elle a déposé une plainte. Les investigations engagées par les agents spécialisés ont permis de remonter jusqu’à S.G.Y. et de mettre fin au procédé frauduleux.
À travers cette affaire, la PLCC rappelle aux usagers l’importance de protéger leurs informations bancaires. Les cartes de paiement contenant des données sensibles, elles ne doivent jamais être laissées sans surveillance ni exposées à des tiers.
La vigilance reste essentielle pour éviter que de simples moments d’inattention ne soient exploités par des cybercriminels.