Le président américain Donald Trump a défendu ce mardi 22 septembre 2026, devant l’Assemblée générale des Nations unies, les grandes lignes de sa politique « America First », en affichant une fermeté assumée sur l’Iran, l’Ukraine et les intérêts stratégiques américains, mais dans un ton moins offensif que lors de son précédent discours à l’ONU.
Au cœur de son intervention, le conflit avec l’Iran. Donald Trump a menacé d’« anéantir » la République islamique en l’absence d’accord de paix, tout en disant croire à la conclusion d’un accord après les élections législatives américaines de novembre. Il a également appelé les autres pays à participer à l’isolement économique de Téhéran.
Sur la guerre en Ukraine, le président américain a de nouveau assuré qu’un accord de paix serait trouvé « plus tôt qu’on ne le pense ». Il devait par ailleurs rencontrer son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky en marge de l’Assemblée générale, alors que Washington cherche notamment à favoriser une désescalade autour des infrastructures énergétiques.
Fidèle à son approche nationaliste, Donald Trump a revendiqué l’usage de la puissance américaine pour défendre les intérêts de Washington. Il a notamment évoqué la sécurité dans l’hémisphère occidental, le Groenland et la situation à Cuba.
Le président américain a également consacré une partie de son discours à l’intelligence artificielle. Il a défendu le développement de cette technologie et proposé l’usage de l’expression « super intelligence » dans les documents officiels américains, tout en rejetant l’idée d’une régulation mondiale de l’IA qu’il juge excessive.
Donald Trump a par ailleurs renouvelé ses critiques contre certaines institutions internationales, notamment la Cour pénale internationale, dont il a appelé les États membres à se retirer. Cette position s’inscrit dans sa contestation plus large de la gouvernance internationale et du multilatéralisme.
Avant Donald Trump, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a prononcé son dernier discours devant l’Assemblée générale avant la fin de son mandat en décembre. Il a appelé les grandes puissances, notamment les États-Unis et la Chine, à coopérer face aux enjeux mondiaux, dont l’intelligence artificielle.
Le chef de l’ONU a également dénoncé l’aggravation de la situation des Palestiniens, évoquant le « spectre d’un nettoyage ethnique » en Cisjordanie occupée, sur fond d’intensification des violences.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a, pour sa part, mis en garde contre les ingérences étrangères dans les processus électoraux, alors que les tensions entre Brasilia et Washington s’accentuent à l’approche de la présidentielle brésilienne.
Emmanuel Macron devait également prendre la parole mardi pour la dernière fois devant l’Assemblée générale en tant que président français, avec l’ambition de réaffirmer l’attachement de la France au multilatéralisme.