Après 2 ans de mise en œuvre du projet « Sustainable Rubber for Communities », qui visait à sensibiliser les populations sur la réserve naturelle de Mabi-Yaya dans la région de la Mé, afin de promouvoir un système durable et de restauration du paysage forestier, a restitué ses travaux. Le jeudi 18 septembre 2025, les acteurs principaux, la Société Africaine de Plantations d’Hévéa (SAPH), en partenariat avec la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), se sont dit satisfait de l’impact sur les communautés, à travers la création d’activité génératrice de revenus au profit des de femmes et les producteurs d’hévéa de Kossandji et Mopodji.
Aligné sur les priorités nationales de préservation des forêts adopté par le gouvernement ivoirien, l’ambition est de restaurer 6,4 millions d’hectares d’ici 2030. Objectif principal, renforcer la surveillance de la réserve naturelle de Mabi-Yaya, renforcer l’engagement des usiniers pour exclure l’achat de caoutchouc issu de cette forêt.

« Ce projet illustre notre volonté de conjuguer performance économique, préservation de l’environnement et amélioration du bien-être des communautés locales. En travaillant main dans la main avec nos partenaires, nous prouvons qu’une hévéaculture responsable et inclusive est possible », a déclaré Thierry Serres, directeur général de la SAPH.
Selon lui, le caoutchouc naturel ivoirien est devenu d’une importance capitale. Bien que l’hévéa soit né au Brésil, il a trouvé des conditions climatiques, environnementales en Côte d’Ivoire qui lui vont bien et qui ont été adoptées par les populations.
Laetitia Lath Ohouo, chef du département développement durable du groupe Sifca, a fait savoir que ce projet est plus un engagement et que son objectif zéro déforestation marque encore plus ses partenariats avec l’État de Côte d’Ivoire, ses partenaires et les communautés locales.
En outre, Danja Bergmann, cheffe adjointe de coopération GIZ, a indiqué que le projet « Sustainable Rubber for Communities », a largement atteint les objectifs qui lui étaient fixes.

« Ce sont plus de 60 femmes de communautés riveraines de la réserve naturelle de Mabi Yaya qui ont été regroupées en Associations de Valorisation de l’Entraide Communautaire (AVEC) et qui ont également bénéficié de formations en culture financière et en entrepreneuriat. Ces dernières ont initié des activités génératrices des revenus, leur procurant des revenus additionnels et contribuant à les détourner de la tentation d’agresser cette forêt », a-t-elle expliqué.
Lors de la présentation des résultats, Jean-Luc Agoh, responsable biodiversité de la SAPH, a précisé que lors de ce programme l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) a bénéficié d’appuis ayant permis d’améliorer la surveillance de la réserve naturelle de Mabi-Yaya, à travers la publication de quatre bulletins d’alerte, trois missions d’investigation de terrain et la mise en place d’un système de surveillance collaboratif impliquant les communautés.
Les chefs des deux communautés Kossandji et Mopodji ont salué ce projet et exhorté les acteurs clés à continuer à les soutenir, en vue d’améliorer les conditions de vies des populations riveraines.