Journée mondiale de l’autisme : en Côte d’Ivoire, l’urgence d’un dépistage précoce face à une réalité inquiétante
À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, célébrée le 2 avril, plusieurs structures engagées dans la santé mentale et l’accompagnement des personnes en situation de handicap ont organisé des activités à travers la Côte d’Ivoire. Au foyer des jeunes Amagou de Marcory, une campagne de dépistage gratuit et un panel ont permis de réunir professionnels, acteurs sociaux et familles autour de cette problématique encore insuffisamment comprise. L’autisme est une condition neurodéveloppementale qui affecte la communication, les interactions sociales et le comportement. Il se manifeste de manière variable selon les individus. Certains enfants présentent des difficultés à établir un contact visuel, à interagir avec leur entourage ou à s’exprimer verbalement. D’autres développent des comportements répétitifs ou des intérêts restreints. À ces défis s’ajoutent souvent des troubles associés comme l’anxiété ou la dépression, aggravés par l’exclusion sociale. Initiatrice de cette activité, la psychologue Dr Anna Amagou, spécialiste des troubles cognitifs et comportementaux, a mis en avant la nécessité d’adapter les approches de dépistage au contexte africain. Titulaire d’un doctorat en psychologie clinique et en analyse comportementale appliquée (ABA) aux États-Unis, elle pilote le projet Spark A Spectrum-CI en partenariat avec l’Université du Texas à Houston. Elle explique que les outils internationaux comme la M-CHAT, largement utilisés pour le dépistage précoce, montrent certaines limites en Afrique en raison de l’âge tardif de consultation des enfants. « Ici, les patients arrivent souvent à 14 ou 16 ans, alors que ces outils sont conçus pour des enfants beaucoup plus jeunes », souligne-t-elle. Pour y remédier, des alternatives comme la NASC sont progressivement introduites. L’objectif est de structurer un système de dépistage plus adapté, tout en renforçant la formation des professionnels et l’accompagnement des familles, notamment à travers des partenariats universitaires. Cette réalité préoccupante avait déjà été soulignée quelques jours plus tôt, le 26 mars 2026, par le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), le professeur Williams Yavo, lors d’une activité consacrée à la santé publique. Il avait alors lancé un appel à une mobilisation collective face à la progression des troubles du développement en Côte d’Ivoire. « 25 à 30 % des enfants reçus en pédiatrie présentent des troubles du développement », avait-il révélé, insistant sur l’impact de ces troubles, à la fois sur le développement de l’enfant et sur l’équilibre des familles. Pour lui, seule une synergie d’actions permettra de mieux comprendre l’autisme et d’apporter des réponses concrètes. Cependant, au-delà des efforts médicaux, les obstacles restent nombreux sur le plan social. Clarisse Milce, éducatrice spécialisée et présidente fondatrice du Salon de l’inclusion et de l’autonomie des personnes en situation de handicap en Afrique (SIAPSHA), a exprimé sa déception face à la faible mobilisation des parents lors de la campagne de dépistage. « Nous sommes encore au stade de la sensibilisation. Beaucoup de parents ressentent de la gêne ou de la honte », déplore-t-elle. Elle insiste pourtant sur l’importance du dépistage précoce, qui permet d’orienter rapidement les enfants vers les professionnels adaptés, tels que les orthophonistes ou les kinésithérapeutes, soulignant néanmoins le coût élevé de la prise en charge, qui constitue un frein majeur pour de nombreuses familles, et appelle à des politiques publiques plus inclusives. « Il faut accompagner les parents à vivre avec l’autisme, et non à le nier », affirme-t-elle. De son côté, Ouedraogo Mathieu, chargé de communication de l’Amicale des parents d’enfants en situation de handicap (APEH), a mis l’accent sur l’importance de la sensibilisation à grande échelle. Il a appelé les populations, notamment en milieu urbain comme rural, à ne pas rester en marge des campagnes d’information. « Plus on est informé, plus on peut anticiper », explique-t-il, invitant à dépasser les préjugés et les interprétations culturelles qui assimilent encore certaines pathologies à des causes mystiques. Il encourage également les autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses à s’impliquer davantage dans les actions communautaires. « Il faut conjuguer tradition et modernité pour mieux protéger les enfants », a-t-il insisté. Au terme de cette journée, un constat s’impose : malgré des initiatives encourageantes, la lutte contre l’autisme en Côte d’Ivoire reste confrontée à des défis majeurs. Entre déficit de sensibilisation, insuffisance de structures spécialisées et poids des représentations sociales, le chemin vers une prise en charge efficace et inclusive demeure long. Toutefois, la mobilisation croissante des professionnels et des organisations engagées laisse entrevoir des perspectives d’amélioration, à condition que l’ensemble des institutions, communautés et familles, s’impliquent pleinement dans cette dynamique.
Port-Bouët célèbre la 5ᵉ édition du Festival « Paquinou du Soleil »

La commune de Port-Bouët s’apprête à vibrer au rythme de la culture et de la fraternité avec la 5ᵉ édition du Festival « Paquinou du Soleil », prévue les 4, 5 et 6 avril 2026 à la Place Félicia de Gonzagueville. Placé sous le thème « Paquinou 2026 pour une commune famille », l’événement entend rassembler plus de 50 000 festivaliers, confirmant son statut de rendez-vous incontournable. Initié en 2022 par le Député-Maire, Dr Emmou Sylvestre, ce festival est devenu un creuset économique, social et culturel. Il incarne la volonté de valoriser les traditions ivoiriennes, de renforcer la cohésion communautaire et de faire rayonner Port-Bouët au-delà de ses frontières. La mairie, première en Afrique certifiée ISO 9001 version 2015, continue ainsi de conjuguer modernité et tradition. » Paquinou du Soleil n’est pas seulement une fête. C’est une expression de notre identité plurielle et de notre ambition commune de bâtir une commune dynamique, solidaire et culturellement rayonnante. C’est une célébration vivante de la tradition, de la culture et du patrimoine, dans une ambiance de joie, de paix et d’harmonie. Ces moments sont précieux, car ils contribuent à renforcer notre tissu social, à consolider les liens communautaires et à nourrir notre sentiment d’appartenance », a fait savoir Olivier Monet Yapi, commissaire général. En outre, cette édition va bénéficier du parrainage de l’honorable Leela Aheer, ancienne ministre canadienne de la culture, et de la participation de délégations venues du Togo, du Cameroun, du Burkina Faso, ainsi que de communautés ivoiriennes telles que les Agnis Moronou et les N’Zima. Côté programmation, les festivaliers pourront applaudir Serge Kassy et Yabongo Lova, le samedi, John Yalley et Kedjevara le dimanche, avant une clôture grandiose le lundi avec African Prestige, Gadji Celi et le duo légendaire Yodé et Siro. En marge des concerts, un village gastronomique, des animations sportives et des espaces ludiques pour enfants enrichiront l’expérience. Il faut noter que « Paquinou du Soleil » est bien plus qu’une fête : c’est une célébration de l’identité plurielle de Port-Bouët et un symbole de fraternité. Cette 5ᵉ édition promet d’être un moment historique de partage et de rayonnement culturel. Yoann APIA
Grand-Bassam : le NESCAFÉ Skills Tour mise sur les compétences pour préparer l’avenir des jeunes

Nestlé Côte d’Ivoire a officiellement lancé, ce jeudi 2 avril à l’International University of Grand-Bassam (IUGB), le NESCAFÉ Skills Tour
Bouaké : une banque permet à 152 personnes de se faire consulter et de recevoir des médicaments gratuitement

À Bouaké, une action sociale initiée par UBA Côte d’Ivoire a permis de rapprocher les soins de santé des populations les plus vulnérables. Cette journée de consultation médicale gratuite au profit des habitants de Bouaké s’est tenue le 21 mars dernier. Portée par l’agence locale de la banque et appuyée par une équipe médicale mobile, cette initiative a permis à 152 personnes de bénéficier de soins essentiels sans frais. Les prestations comprenaient des prises de tension artérielle, des bilans cardiovasculaires, des contrôles de glycémie, des conseils médicaux personnalisés ainsi que la distribution de médicaments de première nécessité. Au-delà des chiffres, cette action traduit une volonté claire : réduire les inégalités d’accès aux soins de santé de base, notamment pour les populations les plus vulnérables. Dans un contexte où les services médicaux restent parfois difficiles d’accès, ce type d’initiative contribue à rapprocher les structures de santé des communautés. Malgré une mobilisation légèrement affectée par la période de l’Aïd El-Fitr, les bénéficiaires ont salué la qualité des prestations et l’utilité sociale de l’opération. Pour beaucoup, cette journée a représenté une opportunité rare de faire un bilan de santé complet. À travers cette action, la banque panafricaine confirme son ambition d’être bien plus qu’un acteur financier, en s’inscrivant durablement dans une logique d’impact social. Forte de ce succès, la banque envisage d’étendre ce programme à d’autres villes du pays, renforçant ainsi son rôle dans le développement humain et communautaire.
Concours de dissertation : la Fondation UBA célèbre l’excellence à Yamoussoukro

La Fondation UBA a remis un photocopieur de grande capacité et une dotation en ouvrages au Lycée Scientifique de Yamoussoukro
Développement et mobilité à Bouaké et dans le Nord : l’Union Européenne injecte 67 milliards FCFA

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa coopération avec l’Union européenne avec la signature, le lundi 30 mars 2026 à Abidjan-Plateau, de deux conventions de financement d’un montant global de 67 milliards FCFA. Ces fonds, mobilisés dans le cadre des projets MAMBO et ATINORD, visent à renforcer la mobilité urbaine à Bouaké et à accélérer le développement socio-économique du Nord du pays. Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a salué un appui stratégique venant consolider les efforts déjà engagés par le gouvernement. « Nous allons déployer des activités concrètes sur le terrain, en appui aux actions locales, en direction des populations cibles », a-t-il indiqué, tout en assurant les partenaires européens d’une gestion rigoureuse et efficace des ressources. Au cœur de ce financement, la ville de Bouaké apparaît comme un enjeu majeur. Elle été très tôt la seconde ville de la Côte d’Ivoire en termes de population, après la métropole abidjanaise. Dès l’indépendance, elle est promue comme pôle urbain d’équilibre Centre-Nord de la Côte d’Ivoire, carrefour stratégique entre les axes Nord-Sud et Est-Ouest. Le projet MAMBO ambitionne ainsi d’améliorer durablement la mobilité, les infrastructures urbaines et les conditions de vie de ses habitants. Pour Myriam Ferran, directrice générale adjointe aux Partenariats internationaux à la Commission européenne, ces investissements auront un impact direct et durable. « Le projet MAMBO favorisera les transports publics et les aménagements essentiels, au bénéfice immédiat des populations », a-t-elle souligné. Elle a également insisté sur la portée sécuritaire d’ATINORD, qui contribuera à stabiliser les régions du Nord. Ces initiatives, mises en œuvre avec plusieurs partenaires européens, illustrent une coopération renforcée au service du développement inclusif de la Côte d’Ivoire.
Marcory : 8 individus interpellés lors d’une opération de destruction de fumoirs à Anoumabo Sans-Fil

À Marcory, les forces de police poursuivent leur offensive contre le grand banditisme. Le jeudi 26 mars 2026, une opération spéciale menée dans les quartiers SICOGI et Anoumabo Sans-Fil a permis l’interpellation de huit individus et la saisie de plusieurs produits illicites.
Plus de 55 présidents attendus à la rencontre nationale des unions de jeunesse communale à Cocody

Abidjan s’apprête à accueillir, le samedi 28 Mars 2026, une rencontre d’envergure nationale réunissant plus de 55 présidents d’unions de jeunesse communale venus de toute la Côte d’Ivoire. Initiée par la Fédération nationale des Unions de jeunesse communale de Côte d’Ivoire, cette mobilisation vise à renforcer la coordination des actions de jeunesse et à promouvoir leur implication dans le développement local. Le club municipal de Cocody va servir de cadre à une importante rencontre nationale des acteurs de la jeunesse communale. À l’initiative de la Fédération nationale des Unions de jeunesse communale de Côte d’Ivoire (FNUJECI), dirigée par Gaoussou Diabaté, ce rendez-vous va réunir plus de 55 présidents d’unions issus des différentes régions du pays. En effet, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de structuration et de consolidation des organisations de jeunesse à l’échelle nationale. Elle vise notamment à favoriser les échanges d’expériences entre les responsables locaux, mais aussi à harmoniser les stratégies d’intervention en faveur des jeunes dans les communes. Par ailleurs, plusieurs thématiques majeures seront abordées au cours des travaux. Il s’agit, entre autres, de la participation des jeunes à la gouvernance locale, de leur insertion socio-professionnelle ainsi que de leur rôle dans la cohésion sociale. Ainsi, les participants auront l’occasion de formuler des recommandations concrètes en vue d’un meilleur encadrement des initiatives de jeunesse. Selon Flan Diomandé, président du comité d’organisation, toutes les dispositions ont été prises pour assurer le bon déroulement de l’événement. »Cette rencontre est une opportunité unique de fédérer les énergies et de donner une orientation claire aux actions des unions de jeunesse communale. Nous attendons des échanges francs et des propositions pertinentes », a-t-il déclaré. De son côté, Gaoussou Diabaté a insisté sur l’importance de cette mobilisation nationale. Pour lui, il s’agit d’un cadre stratégique permettant de repositionner la jeunesse comme un acteur clé du développement local et national. En définitive, cette rencontre de Cocody marque une étape importante dans la structuration du mouvement des unions de jeunesse communale en Côte d’Ivoire. Elle devrait, à terme, contribuer à renforcer leur impact sur le terrain et à impulser une nouvelle dynamique au service du développement durable des collectivités.
Le Forum International Women Empowerment & Leadership Agora (WELA) prévu se tenir les 7 et 8 mai 2026 à Abidjan

Le rendez-vous est pris pour une transformation radicale du paysage entrepreneurial africain. Les 7 et 8 mai 2026, le Noom Hôtel d’Abidjan deviendra le quartier général du leadership féminin avec la tenue du Forum International Women Empowerment & Leadership Agora (WELA). Plus qu’une simple rencontre, cet événement, dont les grandes lignes ont été dévoilées par la Commissaire Générale Myranda Dekou le 26 mars, se veut le point de rupture avec les modèles économiques classiques. Pensé comme un levier stratégique, le Forum WELA 2026 se positionne comme un catalyseur d’actions concrètes visant à accélérer la mutation inclusive des économies du continent. Placée sous le thème évocateur « Rewrite the rules : Justice, Pouvoir, Performance – Les Femmes Redéfinissent le Business Africain », cette édition entend réunir un écosystème d’acteurs clés composé de décideurs publics et privés, de partenaires techniques et financiers, ainsi que de femmes cadres et entrepreneures. L’ambition affichée est de faire émerger des solutions mesurables, créatrices de valeur et à fort impact. Pour la commissaire générale, s’associer à WELA 2026 revient à investir directement dans le potentiel des talents féminins, tout en renforçant la performance globale des organisations et en contribuant activement à l’édification d’un leadership africain plus inclusif et compétitif. Au fil des éditions, le Forum International WELA s’impose comme une plateforme panafricaine de référence dédiée à l’autonomisation économique des femmes, au renforcement du leadership féminin et à la transformation durable des structures publiques et privées. Son architecture repose sur une approche intégrée combinant un espace de plaidoyer et de dialogue stratégique, un programme d’accélération dédié aux entrepreneures à fort potentiel, ainsi qu’une communauté dynamique de leaders, d’expertes, de coachs et de partenaires engagés à l’échelle internationale. Au cœur des enjeux, l’initiative vise à accélérer l’accès des femmes aux postes de décision et à améliorer durablement la performance des organisations grâce à des pratiques inclusives et innovantes. Cette ambition s’inscrit dans un contexte marqué par un constat persistant où l’accès limité des femmes entrepreneures aux ressources financières, techniques et aux marchés demeure un frein majeur à la croissance inclusive en Afrique. L’édition 2026 entend ainsi repenser en profondeur les rapports au pouvoir, à la justice économique et à la performance en co-construisant des modèles à la fois innovants, équitables et durables. Elle se veut également un appel pressant à redéfinir la place des femmes dans les centres de décision, qu’il s’agisse de la gouvernance d’entreprise, des hautes fonctions publiques, des conseils d’administration ou des comités exécutifs. Le programme s’annonce particulièrement riche et structuré pour ces deux journées de travaux. Les participants suivront une alternance de plénières inspirantes de type TEDx, d’interventions politiques de haut niveau, de laboratoires d’innovation thématiques et d’ateliers de renforcement de capacités. Des sessions de mentoring, des masterclass ainsi que des séquences de pitchs de projets viendront compléter ce dispositif immersif. Le forum sera également marqué par des temps forts symboliques, notamment la finale des WELA Awards et la cérémonie de graduation du programme WELA Rise. Porté par MAWUS’SE GROUP, cet événement s’impose d’ores et déjà comme un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs engagés dans la promotion d’un leadership féminin fort et dans la construction d’une Afrique plus inclusive, performante et compétitive.
Drame sur la voie express Abidjan–Bassam : deux piétons tués par un conducteur ivre

Un grave accident de la circulation a coûté la vie à deux personnes dans la nuit du 21 mars 2026 sur la voie express reliant Grand-Bassam à Abidjan