24 entreprises italiennes spécialisées dans la mécanisation agricole, l’irrigation, le conditionnement, la transformation agroalimentaire et la valorisation du riz et des produits ont échangé le mercredi 14 octobre 2026, avec le ministre délégué chargé des Productions Vivrières, à Abidjan. Initiée par les ambassades de Côte d’Ivoire et d’Italie, cette rencontre s’inscrit dans la mobilisation de financements publics, privés et mixtes destinés à accélérer la mise en œuvre des plans nationaux d’investissement dans la filière riz, pilier de la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire.
« Notre pays dispose de tous les atouts nécessaires. Ce dont nous avons besoin, ce sont des financements, des technologies appropriées et la modernisation de l’ensemble des facteurs de production », a déclaré Bernard Kini-Comoé, ministre délégué chargé des Productions Vivrières.

Pour lui, cette coopération constitue une opportunité pour réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires. Il a saisi l’occasion pour insister sur la mise en place des mécanismes de financement adaptés aux opérateurs économiques.
« La souveraineté alimentaire est désormais une priorité au plus haut niveau de l’État. Elle vise à garantir la disponibilité des produits vivriers essentiels, tout en réduisant notre dépendance aux importations », a-t-il rappelé.

Lors de cette table ronde, le ministre a présenté les 30 projets structurants qui vont aider à la mécanisation agricole, l’irrigation, le stockage, la transformation et l’aménagement hydroagricole. Ils devraient bénéficier en priorité aux régions du Nord et de l’Ouest, considérées comme de grandes zones de production rizicole.
« Les investissements envisagés varient en fonction de la nature des projets. Les initiatives relatives aux pièces de rechange sont évaluées entre cinq et six milliards de francs CFA, celles portant sur la mécanisation agricole à environ 40 milliards FCFA et les projets de construction de silos à près de 48 milliards FCFA. Les aménagements hydroagricoles représentent, quant à eux, des investissements estimés à environ 150 milliards FCFA », a-t-il indiqué.

En outre il a souligné que la Côte d’Ivoire est disposée à cocréer avec l’Italie des initiatives en cohérence avec le Plan Mattei du Gouvernement italien. Elles s’appuieraient sur nos priorités nationales, sur les compétences de vos entreprises et sur la mobilisation de financements publics, privés et mixtes.
Pour sa part, l’ambassadrice d’Italie en Côte d’Ivoire, Roberta Di Lecce, a réaffirmé la volonté de son pays d’accompagner la transformation du secteur agricole ivoirien à travers une coopération diplomatique, technique et économique.

A ces échanges, Lorenzo Tagliaferri, représentant de l’Agence italienne de crédit à l’exportation (SACE) pour l’Afrique de l’Ouest, a fait savoir que son institution entend faciliter l’accès aux financements grâce à des mécanismes de garantie destinés à soutenir les exportations italiennes et les investissements en Côte d’Ivoire.
Par cette démarche, le cabinet du ministre délégué chargé des Productions Vivrières entend nouer des partenariats concrets, au bénéfice des producteurs, de la transformation locale et de la sécurité alimentaire des populations ivoiriennes.