La Direction générale des Affaires maritimes de Côte d’Ivoire (DGAM) a procédé le vendredi 13 février 2026 à Abidjan-Cocody-Aghien à la remise officielle de matériels informatiques de pointe à ses services centraux et extérieurs, marquant ainsi une étape décisive dans son projet de transformation digitale, initié en mars 2025.
Cette dotation, composée d’ordinateurs portables et de bureau, vise à outiller les agents pour mener des tests en conditions réelles des applications développées. Le représentant du ministre délégué chargé des Affaires maritimes, Soro Bakary Benjamin, a souligné l’urgence de cette modernisation face à la concurrence sous-régionale. « Les administrations maritimes sont en pleine concurrence pour améliorer la qualité des services offerts aux usagers du secteur maritime et portuaire « , a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité pour la DGAM de consolider son leadership régional.
Il a également inscrit cette réforme dans la vision du Président Alassane Ouattara pour une administration moderne, performante et alignée sur les exigences de l’ère numérique, où la digitalisation répond aux impératifs de célérité, transparence, fiabilité et facilitation.
Le directeur général des Affaires maritimes, le colonel-major Kouassi Yao Julien, a précisé que cette transformation va bien au-delà d’une simple modernisation administrative. Elle constitue, selon lui, un levier majeur de performance économique, de sécurité, d’attractivité portuaire et s’inscrit dans la politique gouvernementale de « zéro papier à l’horizon 2030 ». Il a cependant rappelé que le succès de cette réforme repose sur trois piliers : l’investissement dans le capital humain, la promotion d’une culture de la donnée et de la performance, et la mise à disposition d’équipements adaptés.
Plusieurs applications sont déjà en production, tandis que d’autres sont en phase de test grandeur nature, menés par des agents relais formés dans toutes les directions et antennes de la DGAM. L’ensemble du parc informatique sera géré par le service dédié sous la supervision du comité de contrôle du projet.
En équipant ses services pour le numérique, la DGAM ne se contente pas de suivre une tendance ; elle pose les fondations d’une révolution administrative silencieuse. Derrière chaque ordinateur remis, c’est la promesse d’une traçabilité renforcée, de statistiques fiables en temps réel et d’une fluidification des procédures pour tous les acteurs du secteur maritime. Dans une sous-région où la compétitivité portuaire se joue aussi sur la qualité des services numériques, cette avancée pourrait bien faire de la Côte d’Ivoire une référence incontournable. Le chantier est immense, mais les premiers clics viennent de résonner.