Après Marcory et Akoupé, Jean-Louis Billon a tenu, le 14 octobre, son troisième grand meeting de campagne aux II Plateaux, dans la commune de Cocody.
Devant une foule nombreuse composée de jeunes, de femmes et de cadres, le candidat du Congrès démocratique (CODE) a poursuivi son plaidoyer pour une Côte d’Ivoire du renouveau, insistant sur la nécessité d’un véritable changement de génération politique.
D’entrée, l’ancien ministre du Commerce a planté le décor : « Je connais les réalités de la Côte d’Ivoire. Si en quinze ans ces questions n’ont pas été réglées, ce n’est pas en donnant cinq années de plus qu’elles le seront. » Un constat amer, mais lucide, selon lui, qui traduit la fatigue d’un peuple en quête d’équité et de perspectives.
Sous les acclamations du public, Billon a appelé à la mobilisation de ce qu’il appelle « la génération du renouveau » : « Celle qui refuse la résignation, celle qui crée, qui invente et qui ose. » Plaidant pour une jeunesse actrice du changement, il a annoncé la création d’un fonds spécial pour l’entrepreneuriat des jeunes, destiné à financer des projets dans les domaines de l’artisanat, de l’agriculture, du numérique, de la culture et de l’innovation.
Dans sa vision, chaque établissement de formation devra accueillir un incubateur sectoriel pour apprentissage et création d’entreprises en relation. « Vos idées doivent devenir des emplois réels », a-t-il insisté. Sur le plan éducatif, le candidat du CODE veut transformer l’école ivoirienne pour la rendre plus inclusive et compétitive.
Il a ainsi promis l’introduction de l’enseignement de l’anglais dès le primaire, afin de préparer les enfants à « un monde sans frontières, où la compétence fait la différence ». Il a également annoncé un plan national de stages rémunérés pour offrir à des milliers de jeunes leur première expérience professionnelle.
Mais au-delà de la jeunesse, Billon s’est longuement attardé sur la cherté de la vie et la crise du logement à Abidjan. Pour lui, la croissance urbaine de Cocody illustre les dérives d’un développement mal planifié : « Cocody grandit trop vite. Les immeubles montent, mais l’ordre et la justice foncière ne suivent pas. »
Le candidat a promis une réforme de la gouvernance foncière et la digitalisation des titres de propriété pour sécuriser les habitants et lutter contre les lotissements anarchiques. « Il est temps de remettre de l’ordre, de la transparence et de l’équité dans la gestion urbaine », a-t-il martelé.
Billon a également détaillé un vaste programme de logement social et de salubrité urbaine, basé sur la construction de logements accessibles pour les jeunes et les fonctionnaires, un système de localisation-vente à taux social, et la création de brigades citoyennes de propreté. « Nos villes doivent redevenir des espaces de vie, d’ordre et de beauté ivoirienne », a-t-il plaidé, en promettant des parcs, des marchés modernes et des quartiers mieux aménagés.
Jean-Louis Billon a également lancé un appel vibrant à la mobilisation, exhortant les populations a tourné le dos au boycott et à se rendre massivement dans les urnes : « Le changement n’est pas une promesse, c’est une mission. Ils vous disent de ne pas sortir pour voter. Moi je vous dis : votez massivement. Permettez-moi d’aller au deuxième tour face à ADO, pour offrir à la Côte d’Ivoire un vrai débat d’idées », a-t-il lancé.