La formation du nouveau gouvernement, annoncée le 23 janvier 2026, s’est traduite par une série de réaménagements internes. Sans quitter l’exécutif, plusieurs ministres ont été repositionnés à de nouveaux postes, traduisant une volonté d’ajustement sectoriel plutôt qu’une rupture politique.
Parmi les changements les plus marquants figure celui de Nialé Kaba. Jusqu’ici ministre de l’Économie, du Plan et du Développement, elle est désormais ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, un portefeuille stratégique dans un contexte régional et international en recomposition.
Autre changement notable, Bruno Nabagné Koné quitte le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme pour prendre la tête du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, succédant ainsi à Kobenan Kouassi Adjoumani.
Ancien ministre du Patrimoine, du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, Moussa Sanogo est désormais ministre de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de vie, un département élargi intégrant des enjeux de planification urbaine et d’habitat.
De son côté, Souleymane Diarrassouba, précédemment en charge du Commerce et de l’Industrie, revient à un portefeuille qu’il connaît bien en devenant ministre du Plan et du Développement.
Au niveau de l’éducation, Mariatou Koné, jusque-là ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, est nommée ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, marquant un changement de cap vers la gestion des actifs publics.
Quant à N’Guessan Koffi, ancien ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, il hérite désormais du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, dans un département élargi.
Jacques Assahoré Konan, précédemment ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, est repositionné au ministère des Eaux et Forêts, tandis que Abou Bamba fait son entrée à l’Environnement.
Dans le domaine du numérique, Ibrahim Khalil Konaté, ex-ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, change de portefeuille pour devenir ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, alors que le numérique est désormais confié à Djibril Ouattara.
Ces changements de portefeuilles traduisent une stratégie de rééquilibrage des compétences au sein de l’exécutif. En privilégiant des redéploiements internes plutôt que des départs massifs, le gouvernement Mambé mise sur l’expérience des ministres en place pour impulser une nouvelle dynamique dans des secteurs jugés prioritaires.