Un atelier national de diffusion des résultats de l’enquête sur l’évaluation de base de l’offre des services de planification familiale en Côte d’Ivoire a été organisé à Abidjan par le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, par le biais l’Institut National de Santé Publique (INSP) et le Programme National de la Santé de la Mère et de l’Enfant (PNSME).
Ce colloque vise à partager les principaux enseignements de l’étude, à examiner les recommandations opérationnelles et à mobiliser davantage les acteurs en faveur d’une amélioration durable de l’accès et de la qualité des services de planification familiale.
Réalisée entre août 2024 et mai 2025 avec l’appui de partenaires techniques et financiers, dont The African Population and Health Research Center, l’Université du Manitoba et la Fondation Gates, l’enquête dresse un panorama complet de l’offre de services de planification familiale sur l’ensemble du territoire national.
L’étude a notamment analysé la disponibilité des méthodes contraceptives, les compétences des prestataires, les capacités opérationnelles des structures sanitaires ainsi que la continuité de l’approvisionnement en produits.
Selon Dr Kpebo Denise, investigatrice principale de l’enquête, « l’évaluation a permis de mettre en lumière des progrès importants dans l’offre des services de planification familiale, notamment l’élargissement des méthodes contraceptives et le renforcement des compétences des prestataires. Elle révèle cependant des défis persistants liés à la disponibilité continue des produits et aux capacités opérationnelles des structures ».
Parmi les progrès enregistrés figurent l’amélioration de la diversification des méthodes contraceptives proposées aux populations et le renforcement des capacités techniques du personnel de santé.
Toutefois, l’étude met en évidence des insuffisances structurelles, notamment des ruptures ponctuelles de stocks et des contraintes logistiques qui affectent la régularité des services dans certaines formations sanitaires.
Pour les autorités sanitaires, ces conclusions constituent une base stratégique solide pour orienter les prochaines réformes et renforcer la performance du système de santé reproductive.
Au-delà de la restitution des résultats, l’atelier se veut un cadre d’échanges entre décideurs, partenaires techniques, organisations de la société civile et professionnels de santé.
Les recommandations issues de l’enquête devraient contribuer à l’actualisation des stratégies nationales en matière de planification familiale et à la mise en œuvre d’actions ciblées, en cohérence avec les objectifs de développement durable.
Cette initiative marque ainsi une étape majeure dans la consolidation des efforts nationaux en faveur de la santé reproductive, avec l’ambition de garantir à toutes les femmes et aux couples en Côte d’Ivoire un accès équitable à des services de planification familiale de qualité.