L’ancien secrétaire général adjoint des Nations unies, Olara Otunnu, est officiellement devenu le deuxième candidat africain à la succession d’António Guterres au poste de secrétaire général de l’ONU. Sa candidature, présentée par l’Ouganda et annoncée le 25 juillet 2026, porte à sept le nombre de prétendants à la tête de l’organisation.
Âgé de 75 ans, le diplomate ougandais rejoint dans la course l’ancien président sénégalais Macky Sall, premier Africain à avoir officialisé sa candidature. Les autres postulants sont Michelle Bachelet (Chili), María Fernanda Espinosa (Équateur), Rafael Grossi (Argentine), Rebeca Grynspan (Costa Rica) et Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana).
Fort de plus de quarante années d’expérience diplomatique, Olara Otunnu a été représentant permanent de l’Ouganda auprès des Nations unies entre 1980 et 1985. Il a notamment présidé le Conseil de sécurité en 1981 ainsi que la Commission des droits de l’homme de 1982 à 1984.
Sa carrière au sein de l’ONU a atteint son apogée sous le mandat de Kofi Annan, lorsqu’il a occupé les fonctions de secrétaire général adjoint et de représentant spécial pour les enfants et les conflits armés de 1997 à 2005. Juriste diplômé de Harvard, il a également exercé comme avocat et professeur de droit avant de se lancer en politique, en se présentant à l’élection présidentielle ougandaise de 2011 face à Yoweri Museveni.
Les 15 membres du Conseil de sécurité doivent tenir le 30 juillet 2026 un premier vote indicatif à bulletin secret afin d’évaluer les différents candidats. Le processus se poursuivra jusqu’à ce qu’un postulant obtienne au moins neuf voix, sans faire l’objet d’un veto de l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Le candidat retenu sera ensuite officiellement nommé par l’Assemblée générale des Nations unies.