Face au drame des migrants morts ou portés disparus sur les routes de l’exil, la Communauté de Sant’Egidio de Côte d’Ivoire appelle à une prise de conscience collective. À travers la soirée de prière « Mourir d’espérance », l’Église entend sensibiliser les jeunes, les familles et les dirigeants sur les causes et les conséquences de l’immigration irrégulière.
La rencontre s’est tenue mercredi 19 août 2026 à la maison communautaire de Sant’Egidio, à Abidjan-Treichville, en présence d’autorités, de responsables religieux, de fidèles et de migrants de retour. Prières, témoignages et prises de parole ont rythmé cette soirée dédiée à la mémoire de ceux qui ont péri en Méditerranée ou dans les déserts.
Pour George Adon, responsable national de Sant’Egidio en Côte d’Ivoire, il faut « réveiller les consciences » et mettre fin au silence entourant ces disparitions.
Présidant la cérémonie, Mgr Jean-Pierre Tiémélé, évêque d’Abengourou, a appelé les jeunes à ne pas céder aux illusions d’une vie meilleure à l’étranger. Il a également invité les familles à renforcer leur rôle éducatif et les gouvernants à agir contre l’injustice sociale et la mauvaise répartition des richesses.
Abondant dans le même sens, le père Emmanuel Aka Amon a plaidé pour un meilleur accompagnement des migrants de retour, souvent « déboussolés et démunis ». Environ 120 personnes ont bénéficié cette année d’un accompagnement comprenant soutien psychologique, appui financier et activités génératrices de revenus de la part de la Communauté et de ses partenaires.