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AITEK Innovation Summit 2026 : l’Afrique veut passer de la consommation à la création technologique

Passer de la consommation à la création technologique pour faire de l’intelligence artificielle un véritable levier de développement socio-économique. C’est

Passer de la consommation à la création technologique pour faire de l’intelligence artificielle un véritable levier de développement socio-économique. C’est le pari de la 2ᵉ édition de l’AITEK Innovation Summit, prévue le 2 octobre 2026 au siège d’AITEK, à Abidjan Zone 4. Placé sous le thème « De l’intelligence artificielle à l’impact », le rendez-vous lancé ce mardi 8 septembre 2026 entend réunir pouvoirs publics, entreprises, experts et acteurs technologiques autour des conditions d’une transformation numérique plus concrète en Côte d’Ivoire et en Afrique.

L’édition 2026 bénéficie de l’appui institutionnel du ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique et du ministère de la Communication, porte-parole du Gouvernement. Des délégations et des experts venus notamment du Maroc, du Sénégal et du Bénin sont également annoncés. 

Plus qu’un salon technologique, les organisateurs veulent en faire un espace de dialogue et de décision. Quelque 2 000 participants, dont plus de 100 dirigeants et experts, sont attendus. Cinq panels, dix masterclasses, un salon technologique réparti en quatre zones thématiques et des rencontres B2B rythmeront cette journée consacrée aux grands défis du numérique.

L’intelligence artificielle sera au cœur des échanges. Une question guidera notamment le premier panel : pourquoi les entreprises africaines n’industrialisent-elles pas encore leurs projets d’IA ? Pour le fondateur d’AITEK, Redda Ben Geloune, l’enjeu dépasse désormais les discours sur l’innovation.

« Le véritable défi qu’on a ici en Côte d’Ivoire, et en Afrique en général, ne se trouve pas dans le talent, mais dans l’exécution », estime-t-il. Selon lui, le continent dispose de compétences et d’idées, mais doit désormais transformer ces atouts en solutions capables d’améliorer la compétitivité des entreprises et de répondre aux besoins des populations.

La cybersécurité constituera le deuxième grand axe. Avec la multiplication des attaques facilitées par l’intelligence artificielle, les organisations doivent elles aussi renforcer leurs capacités de défense. Le sommet posera ainsi la question de savoir si l’IA modifie le rapport de force entre attaquants et défenseurs.

Autre sujet majeur : la souveraineté numérique. Où doivent être hébergées les données africaines ? Quelles informations doivent rester localement et lesquelles peuvent être confiées aux grands clouds internationaux ? Ces interrogations seront au centre des discussions sur le cloud, les infrastructures et la souveraineté.

L’innovation ouverte et les compétences complèteront ce programme. L’objectif sera notamment de réfléchir aux moyens de transformer les collaborations entre grands groupes, startups et acteurs technologiques en contrats, projets pilotes et intégrations concrètes. La question des compétences des jeunes sera également posée, avec la nécessité d’adapter plus rapidement les ressources humaines aux nouveaux besoins liés à l’IA et au numérique.

Pour Redda Ben Geloune, l’Afrique se trouve à un tournant. Longtemps considérée comme un marché d’adoption des technologies conçues ailleurs, elle doit désormais viser la création et la conception de ses propres solutions. « Est-ce qu’on va continuer de se considérer comme des consommateurs de technologie ? Ou est-ce qu’on va réellement passer le cap de consommateur à celui de concepteur, de créateur ? », interroge-t-il.

Après une première édition en 2024 qui avait réuni plus de 1 500 participants, 50 dirigeants et experts et 23 partenaires, AITEK entend franchir un nouveau cap. Les conclusions des échanges doivent alimenter un Policy Brief destiné aux autorités, avec l’ambition de faire émerger des recommandations concrètes.

À travers ce sommet, AITEK veut ainsi déplacer le débat : ne plus seulement parler de l’intelligence artificielle, mais déterminer comment l’Afrique peut en tirer une véritable valeur économique, sociale et stratégique.

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