Mettre en lumière les réalités socioculturelles du pays à travers la satire, c’est l’objectif que s’est fixé Tiburce Bocovo, réalisateur de la nouvelle série ivoirienne, « Biama City », qui a été présentée le 29 janvier dernier à Abidjan. Selon lui, il s’agir de franchir un nouveau cap en proposant une narration audacieuse, reflet des enjeux socio-politiques contemporains.
A partir du 02 février et ce, du lundi au vendredi, les cinéphiles ivoiriens devront rester scotchés sur les écrans, pour suivre les 25 épisodes de 26mn chacun, de « Biama City », sur la TV d’Orange.

« Ce film s’inscrit dans une dynamique de contenus qui nous ressemblent, ancrés dans nos quartiers et notre quotidien », a affirmé, Habib Bamba, Directeur de la transformation, du digital et des médias d’Orange Côte d’Ivoire.
Pour lui, le paysage audiovisuel local entre dans une période particulièrement compétitive, portée par une montée en puissance des productions sérielles ivoiriennes.
Selon le réalisateur, en co-production avec le Studio Fs, ce chef-d’œuvre cinématographique est le reflet d’une réalité ivoirienne, vécu ses 15 dernières années.

Synopsis
A presque 60 ans, Moussa Doumbia est lassé d’être le Président des jeunes de Biama City, à Marcory. Cette fonction qu’il exerce depuis plus de 25 ans ne lui a rien procuré en termes de reconnaissance sociale.
Mais le jour où il décide de renoncer à cette charge ingrate, le gouvernement ivoirien annonce que désormais, un budget de 20 millions de francs sera alloué à chaque président de jeunes « démocratiquement élu » pour toute la durée de leur mandat.
Mais à sa grande surprise, tout le monde à Biama City commence à convoiter son trône. Transformant ainsi le quartier en un champ de bataille hilarant ou absolument tous les coups sont permis.