À moins d’un mois de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire, le président du Comité d’organisation, Adama Bictogo, a réuni ce mercredi 15 juillet 2026 journalistes et créateurs de contenu afin de les associer à la mobilisation autour de cet événement historique qui se déroulera, pour la première fois, dans une commune du District d’Abidjan.
Lors d’une conférence de presse suivie d’un déjeuner, le député-maire de Yopougon a présenté les grandes articulations de la « Semaine de l’Indépendance ». Les festivités débuteront le 2 août avec l’ouverture du Village de l’Indépendance, espace dédié aux artisans et aux communautés de Côte d’Ivoire. Elles se poursuivront avec un concert national le 6 août, avant de culminer le 7 août avec la célébration officielle et une Nuit de l’Indépendance.

Face aux interrogations sur la portée politique du choix de Yopougon, Adama Bictogo a tenu à lever toute ambiguïté. « Le choix de Yopougon est de la seule volonté du président de la République. Nous en sommes les bénéficiaires », a-t-il déclaré, rejetant toute interprétation partisane de cette désignation.
Le président du Comité d’organisation a insisté sur le caractère exceptionnel de cette édition, rappelant qu’aucune commune d’Abidjan n’avait auparavant accueilli la fête nationale. Selon lui, cette célébration laissera un héritage durable à Yopougon grâce aux infrastructures réalisées ou en cours d’aménagement.
Parmi les réalisations mises en avant figure le bitumage de la Place Ficgayo, un espace d’un hectare appelé à devenir un véritable pôle culturel. « Vous ne pouvez pas imaginer, la Place Ficgayo, c’est un hectare bitumé. Ça va nous permettre de déployer nos podiums et de programmer nos artistes », a-t-il expliqué. Ce site pourra accueillir entre 10 000 et 15 000 personnes, tandis qu’une société dédiée assurera désormais la programmation artistique afin d’offrir aux artistes locaux un espace permanent de représentation.

Le maire de Yopougon a également évoqué le marché de gros de Gesco, présenté comme l’un des plus importants d’Afrique de l’Ouest, ainsi que le quatrième pont d’Abidjan, soulignant que ces infrastructures, réalisées avant l’annonce de l’organisation de la fête, témoignent de la profonde transformation de la commune. « Je suis convaincu qu’après le 7 août 2026, nous aurons un autre visage de Yopougon », a-t-il affirmé, annonçant l’organisation prochaine d’une « Journée Yopougon » destinée à permettre aux journalistes de constater ces évolutions sur le terrain.
Sur le volet sécuritaire, alors que quatre délégations étrangères sont attendues pour les festivités, Adama Bictogo a appelé les populations à une forte mobilisation citoyenne. « Cette journée républicaine nous impose que, devant l’histoire, nous puissions être tous mobilisés pour le 7 août », a-t-il déclaré, invitant les habitants à dépasser les clivages ethniques, religieux et politiques pour faire de cette célébration un succès national.

Revenant enfin sur la polémique liée à une supposée fermeture de commerces dans le périmètre des festivités, le président du Comité d’organisation a assuré qu’il s’agissait d’un malentendu. « Il n’y a pas de fermeture des magasins. Mais du 6 au 7 août, un espace qui doit recevoir le président de la République doit être organisé », a-t-il précisé, indiquant avoir reçu les pharmaciens concernés afin de clarifier la situation.
En conclusion, Adama Bictogo a exhorté les médias, notamment ceux implantés à Yopougon, à devenir des partenaires de la réussite de cette fête nationale. « L’information commande l’action. Pour que nos gens soient mobilisés, il faut qu’ils soient informés », a-t-il insisté, invitant chaque organe de presse à proposer sa propre feuille de route pour accompagner la mobilisation autour de cet événement inédit.