La prison à vie, telle est la sentence prononcée par le tribunal militaire d’Abidjan à l’encontre de l’adjudant K.Y.I le 8 janvier 2026. Il comparaissait pour des faits d’agression sexuelle sur mineure.
Pour avoir assouvi ses pulsions sur une mineure, il en paiera le prix toute sa vie. L’adjudant K.Y.I est en service dans un bataillon d’infanterie de l’intérieur du pays. Ce père de famille a commis un crime sexuel. Nourrissant des idées lugubres, l’adjudant envoie la jeune A.M., âgée de 12 ans, lui acheter des cigarettes. La fillette, ne se doutant de rien, s’exécute. Quand elle revient, franchit le seuil de la maison pour remettre la commission de son « tonton », derrière elle la porte se referme. Commence alors le cauchemar de sa vie. L’homme, rompu aux exercices physiques militaires, va profiter de la vulnérabilité de l’enfant et lui faire subir un traumatisme, le pire que l’on puisse imaginer.
Ne pouvant garder pour elle cet impair, elle se confie à ses parents dès leur retour à la maison. Ceux-ci saisissent les autorités compétentes. Une enquête est immédiatement diligentée et le mis en cause interpellé.
Pendant l’audience, l’adjudant K.Y.I semble perdre ses mots. Face aux juges, il balbutie, titube, s’excuse sans jamais apporter de justification à l’horreur des faits qui lui sont reprochés.
Considérant l’extrême gravité de l’acte, la vulnérabilité de la victime et la qualité de l’auteur, le Tribunal Militaire d’Abidjan le condamne à la prison à vie pour viol sur mineure.
La justice militaire ivoirienne, par ce verdict, rappelle avec fermeté que les crimes sexuels commis sur les enfants, constituent une ligne rouge à ne pas franchir.