La police sud-africaine a annoncé l’arrestation du cerveau présumé de l’assassinat de Sinovuyo Miranda Dyokwe, candidate au poste de conseillère municipale dans la région du Cap, tuée le 20 juin dernier en pleine période d’inscription sur les listes électorales.
Le suspect, qui devait comparaître devant un tribunal ce lundi 27 juillet, est poursuivi pour avoir commandité le meurtre de la candidate, abattue lors du week-end consacré à l’enregistrement des électeurs.
Le 20 juin, cinq élus ou candidats avaient été tués à travers le pays, suscitant une vive réaction des autorités. « La violence politique n’a pas sa place dans notre démocratie », avait alors déclaré le ministre sud-africain de la Police.
Cette arrestation intervient dans un contexte de recrudescence des assassinats politiques à quelques mois des élections municipales prévues en novembre. Selon le média sud-africain News24, au moins 16 assassinats politiques ont été recensés depuis le début de l’année 2026.
Les élus locaux demeurent particulièrement exposés, pris pour cible aussi bien par des réseaux criminels que par des rivalités politiques internes. L’organisation Corruption Watch souligne d’ailleurs une forte hausse des assassinats politiques au niveau municipal au cours de la dernière décennie, alimentant les inquiétudes sur le climat sécuritaire à l’approche du scrutin.