Avec un couvert forestier estimé à 9,2 % en 2021, la Côte d’Ivoire ambitionne d’atteindre au moins 20 % du territoire national d’ici à 2030. Cette cible repose sur la restauration des forêts dégradées, la protection des écosystèmes et la mobilisation de financements pour la biodiversité. Cet engagement a été réaffirmé à l’occasion de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention sur la diversité biologique, à Erevan, en Arménie.
Pour atteindre cette cible, le pays prévoit de renforcer la préservation des forêts, la restauration des écosystèmes dégradés, le développement de l’agroforesterie, ainsi que la protection du littoral, des mangroves et des espaces marins à travers la création d’aires marines protégées.
Ces actions visent également à préserver les ressources naturelles dont dépendent les activités économiques et les moyens de subsistance des populations.
« Défendre la biodiversité, c’est défendre nos sources alimentaires, nos emplois et notre prospérité », a souligné Abou Bamba.
Pour accompagner ces efforts, la Côte d’Ivoire prévoit la création d’un Fonds national pour la biodiversité dans le cadre de l’initiative BIOFIN. Ce fonds devrait mobiliser des ressources publiques et privées, notamment à travers les financements carbone, les investissements privés et les paiements pour services écosystémiques.
Cette démarche s’inscrit dans l’objectif international de mobiliser 200 milliards de dollars par an d’ici à 2030 pour la biodiversité, dont 30 milliards en faveur des pays en développement.
La stratégie accorde également une place aux populations locales dans la préservation de la biodiversité. Leur implication doit se traduire par une participation effective aux décisions, mais aussi par une meilleure prise en compte de leurs connaissances et de leurs besoins dans les projets de conservation.
« Les femmes, les jeunes et les communautés locales doivent participer à l’élaboration des décisions, apporter leurs connaissances et bénéficier équitablement des retombées des actions de conservation », a indiqué le ministre.
Le défi reste donc de freiner la déforestation, de restaurer les espaces dégradés et de mobiliser les ressources nécessaires pour atteindre la cible de 30 % de couverture forestière à l’horizon 2030.
YONA DIANHORÉ