Après deux mois de repos biologique sélectif, les activités de pêche reprennent sur les lacs de Kossou, Buyo, Taabo et Soubré. Depuis le 1er novembre 2026, les pêcheurs sont de nouveau autorisés à utiliser les nasses et les filets maillants sur ces quatre plans d’eau, conformément à une décision du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), rendue publique le 3 novembre.
Observée du 1er septembre au 31 octobre 2026, cette période de fermeture a entraîné la suspension temporaire de l’utilisation d’engins de pêche. L’objectif est de favoriser la reproduction des espèces aquatiques, la croissance des jeunes poissons et la reconstitution naturelle des stocks.
Cette mesure du gouvernement constitue un dispositif de gestion durable des ressources halieutiques.
« Le repos biologique n’est pas une simple mesure administrative. Il constitue un impératif écologique, économique et social », a rappelé Sidi Tiémoko Touré, ministre des Ressources animales et halieutiques.
Le dispositif vise notamment à « favoriser la reproduction des espèces, la croissance des juvéniles et la reconstitution naturelle des stocks », a-t-il ajouté.
Les captures globales dans les eaux sous juridiction ivoirienne sont passées de 85 727 tonnes en 2022 à 102 873 tonnes en 2025, soit une progression d’environ 20 %, selon les données communiquées par le gouvernement.
Au-delà de l’enjeu écologique, le repos biologique présente également un intérêt économique pour les communautés riveraines. À Taabo, le suivi du dispositif, effectué le 4 septembre 2026, a notamment mis en évidence l’importance du renouvellement des stocks pour maintenir la disponibilité des poissons, soutenir les activités de pêche et préserver les revenus des acteurs du secteur
La reprise des activités s’accompagne d’un appel au respect des règles de pêche afin de préserver les ressources halieutiques. Elle s’inscrit également dans l’objectif national de porter à 75 % la couverture des besoins en protéines animales et halieutiques à l’horizon 2030, contre 36 % actuellement.
L’enjeu reste donc de concilier la poursuite des activités de pêche avec le renouvellement durable des ressources sur ces quatre plans d’eau.
YONA DIANHORÉ