L’affaire du supposé enlèvement d’un nourrisson au CHU de Treichville, qui a récemment agité l’opinion publique, s’est finalement révélée être une mise en scène, après plusieurs rebondissements.
Dans la matinée du 16 avril 2026, l’enquête connaît son dénouement. Entendue par la Police nationale après des déclarations contradictoires, la mère du nourrisson finit par avouer avoir elle-même confié son bébé à une connaissance résidant à Cocody. Elle reconnaît avoir inventé une histoire, affirmant que l’enfant n’avait pas de père afin de convaincre cette dame de l’aider à l’élever. Rapidement contactée, cette dernière se présente avec le nourrisson, retrouvé sain et sauf et en bonne santé.
Peu avant ces aveux, les parents avaient été reçus par la Direction du CHU de Treichville. Leurs déclarations divergentes avaient éveillé les soupçons : alors que le père affirmait que l’enfant se trouvait avec sa mère, celle-ci soutenait ne pas savoir où il était. Face à ces incohérences, l’établissement a immédiatement saisi les forces de l’ordre, permettant d’accélérer les investigations.
La veille, le 15 avril 2026, la Direction du CHU avait déjà publié un communiqué pour répondre aux informations circulant sur les réseaux sociaux. L’établissement y démentait tout enlèvement survenu en son sein, précisant notamment qu’aucune alerte n’avait été immédiatement signalée aux services compétents. Un agent de sécurité affirmait en outre avoir remis le nourrisson à sa mère après l’avoir reçu, contredisant ainsi la thèse d’une disparition dans l’enceinte de l’hôpital.
À l’origine de cette affaire, une publication largement relayée sur les réseaux sociaux évoquait l’enlèvement d’un bébé par un inconnu au sein du CHU de Treichville. Cette version, portée notamment par une proche de la famille, avait rapidement suscité inquiétude et indignation. Il apparaît désormais que cette alerte reposait sur des informations erronées, la tante à l’origine du message ayant elle-même été induite en erreur, selon sa dernière publication sur les réseaux sociaux.
Si cette affaire se termine sans conséquence dramatique pour l’enfant, elle met en lumière les dangers liés à la diffusion d’informations non vérifiées. Elle soulève également des questions sur les motivations ayant conduit à une telle mise en scène.
Les autorités judiciaires sont désormais saisies pour faire toute la lumière sur cette affaire et déterminer d’éventuelles responsabilités.