Les membres de la Commission sécurité et défense de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire prennent part, depuis le mardi 21 avril 2026 à Yamoussoukro, à un atelier de renforcement des capacités axé sur les enjeux de la gouvernance du secteur de la sécurité. Initiée dans le cadre du projet d’Appui à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest pour la Paix, la Sécurité et la Gouvernance (EPSG), cette session bénéficie du financement de l’Union européenne et de la Allemagne.
Organisé dans un contexte marqué par l’installation d’une nouvelle législature, cet atelier vise à doter les députés, notamment les nouveaux élus, des outils nécessaires à une meilleure appropriation de leurs missions. Il s’agit, entre autres, de renforcer leurs connaissances en matière de gouvernance et de réforme du secteur de la sécurité, tout en consolidant leur rôle dans le contrôle de l’action gouvernementale et l’élaboration des politiques publiques sécuritaires.
Institution clé du dispositif démocratique, l’Assemblée nationale joue un rôle central dans la définition des orientations stratégiques en matière de défense et de sécurité, notamment à travers le vote des lois et le suivi de l’action de l’exécutif.
Mis en œuvre sur la période 2024-2027 par un consortium regroupant GIZ, Expertise France et FIAP, le projet EPSG ambitionne de renforcer l’architecture de paix et de sécurité au sein de la CEDEAO, tant au niveau régional que national. Il promeut également les valeurs de démocratie et de sécurité humaine.
Pour la présidente de la Commission sécurité et défense, l’honorable Koné Catherine, cette initiative répond à une nécessité urgente. Elle a insisté sur l’importance de permettre aux députés nouvellement élus de mieux maîtriser leurs prérogatives parlementaires et les outils de travail à leur disposition.
Même son de cloche du côté de l’Union européenne. La cheffe de section politique de la délégation de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire, Martina Borovac, a souligné l’importance de cet accompagnement dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants, notamment dans les zones frontalières du nord du pays.
Elle a par ailleurs rappelé que ce type d’initiative contribue non seulement au renforcement des institutions, mais aussi à la protection des populations et au respect des droits fondamentaux.
Animé par des experts, l’atelier permettra également d’approfondir la compréhension des réformes en cours dans le secteur de la sécurité et de jeter les bases d’un programme de travail structuré pour la Commission.
Cette montée en compétences des parlementaires devrait contribuer à améliorer la qualité des politiques publiques sécuritaires en Côte d’Ivoire, dans un contexte où les enjeux de paix et de stabilité demeurent au cœur des priorités nationales et régionales.