L’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI) a abrité le jeudi 8 janvier 2026 une séance de travail marquant le lancement d’un projet conjoint de surveillance environnementale du choléra et de la rougeole, porté par le Pasteur Network avec le soutien de la Fondation Gates. C’est un pas de plus dans la lutte contre les épidémies en Afrique de l’Ouest.

Cette rencontre a réuni les responsables des départements en charge des virus épidémiques, de l’environnement et de la santé, les experts du Centre national de référence (CNR) choléra de l’unité de bactériologie, ainsi que Dr Katleen Victoir, représentante du Pasteur Network, aux côtés du directeur scientifique de l’IPCI, le Professeur Touré Offianan André. Les responsables institutionnels concernés ont également pris part aux échanges, soulignant l’importance accordée à cette initiative.

Sélectionné par la Fondation Gates, ce projet pilote associe l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire et l’Institut Pasteur de Guinée, avec un appui technique du Pasteur Network. Prévu pour une durée de six mois, il vise à tester et évaluer la capacité de détection précoce des agents pathogènes responsables du choléra et de la rougeole à partir de l’analyse des eaux usées. L’approche repose sur l’utilisation de protocoles harmonisés, inspirés des expériences déjà éprouvées dans la surveillance environnementale de la poliomyélite et de la rougeole.

Justifiant le choix de la Côte d’Ivoire, Dr Katleen Victoir a salué l’engagement scientifique du Professeur Edgard Adjogoua Valéry, chef du département des virus épidémiques, et de son adjoint Kadjo Hervé, fortement impliqués dans les activités du réseau et dans les efforts régionaux de surveillance des maladies épidémiques. Selon elle, l’adoption de méthodes communes permettra à la Fondation Gates de disposer d’indicateurs clairs sur les résultats attendus et les progrès réalisés dans la région.

Au-delà de l’aspect technique, ce projet s’inscrit dans une dynamique de coopération régionale et de mutualisation des savoir-faire. Il ambitionne de produire rapidement des données fiables et exploitables, afin de renforcer les systèmes d’alerte précoce et d’améliorer la riposte face aux épidémies de choléra et de rougeole en Afrique de l’Ouest.