La promotion des femmes en Côte d’Ivoire connaît des avancées notables, portées par un renforcement du cadre légal, une volonté politique affirmée et des campagnes de sensibilisation à grande échelle. C’est ce qu’a affirmé Namizata Fofana Binaté, conseillère technique chargée du Genre, de l’Équité et de l’Autonomisation économique de la Femme au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, lors de la tribune d’échanges « Tout savoir sur » organisée le mardi 3 mars 2026 par le Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG) à Abidjan.
Selon l’intervenante, ces progrès résultent de plusieurs facteurs convergents, notamment l’amélioration du cadre juridique, les engagements internationaux pris par l’État ivoirien et une mobilisation accrue pour sensibiliser les populations aux droits des femmes.
Sur le plan juridique, elle a rappelé que la Constitution ivoirienne de 2016 consacre le principe d’égalité devant la loi et garantit un accès équitable aux ressources et aux opportunités pour tous les citoyens. Dans la même dynamique, la Côte d’Ivoire a ratifié plusieurs conventions internationales relatives à la promotion et à la protection des droits des femmes, ouvrant la voie à des réformes nationales importantes.
Parmi ces réformes figure la Loi de 2021 relative aux violences basées sur le genre, qui vise à renforcer la prévention et la répression des violences faites aux femmes et aux filles. Pour Namizata Fofana Binaté, ces dispositions traduisent une volonté de mieux protéger les droits fondamentaux des femmes et de favoriser leur pleine participation à la vie sociale et économique.

L’engagement politique s’est également traduit par l’adoption de la Loi n°2019‑870 du 14 octobre 2019 relative à la représentation des femmes, qui impose un quota minimum de 30 % de femmes dans les instances de décision. Une mesure qui constitue, selon la conseillère technique, une avancée significative vers l’atteinte de la parité dans les sphères de gouvernance.
Au-delà du cadre juridique et politique, la question de l’autonomisation économique des femmes demeure centrale. L’intervenante a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des femmes afin qu’elles puissent contribuer pleinement au développement du pays. Elle a également rappelé que les femmes représentent près de 48 % de la population ivoirienne, selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat 2021.
Malgré ces progrès, certains défis persistent, notamment en matière d’accès à la justice pour les femmes. Sur ce point, Namizata Fofana Binaté a plaidé pour davantage de formation et de sensibilisation afin de permettre aux femmes de mieux connaître et défendre leurs droits.
« C’est ensemble que nous pouvons assurer le droit à la justice des femmes », a-t-elle souligné, appelant à une synergie d’actions entre les institutions publiques, la société civile et les citoyens pour lutter contre les inégalités persistantes.
Les droits fondamentaux des femmes incluent notamment le droit à la vie, à l’éducation, à la santé, à la participation politique ainsi qu’à l’accès aux ressources productives. Pour les autorités ivoiriennes, leur pleine reconnaissance constitue un levier essentiel pour un développement durable et inclusif.