Touré Ahmed Bouah, entrepreneur ivoirien et acteur du secteur de l’urbanisme, considère l’écriture comme un instrument essentiel pour éclairer les sociétés et proposer des solutions aux défis contemporains. Il l’a affirmé le vendredi 13 mars 2026 à sa résidence de Cocody, à l’occasion de la cérémonie de remise de sa carte de membre d’honneur de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI).
Cette distinction lui a été remise par la présidente de l’association, Hélène Lobé Waga, à la tête d’une délégation d’une quinzaine d’écrivains venus saluer son engagement intellectuel et littéraire.
Au cours de la cérémonie, l’entrepreneur a insisté sur la responsabilité des écrivains dans la transformation des sociétés africaines. Selon lui, l’écriture ne saurait se limiter à un exercice esthétique.
« L’écriture ne doit jamais être un seul exercice esthétique. Elle doit être une force pour éclairer, questionner et proposer des solutions. Notre continent a besoin d’écrivains courageux, libres, capables de dire la vérité« , a-t-il déclaré, soulignant que les grandes transformations de l’histoire naissent souvent dans les livres.
Pour Touré Ahmed Bouah, les écrivains jouent un rôle fondamental dans la construction intellectuelle des nations. « Un peuple sans écrivain est un peuple sans mémoire. Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir« , a-t-il soutenu, qualifiant les hommes et femmes de lettres de « gardiens de la mémoire, architectes des idées et éclaireurs des sociétés« .
Très actif dans le domaine de l’urbanisme et de la promotion immobilière, l’auteur explique que l’écriture s’est imposée progressivement à lui comme une nécessité. « Les projets construisent les villes, mais les idées construisent les civilisations, et les idées vivent dans les livres », a-t-il affirmé.
Cette conviction l’a conduit à publier de nombreux ouvrages consacrés à des thématiques majeures pour l’avenir du continent, notamment la gouvernance foncière, l’urbanisation africaine, les défis économiques ou encore le rôle des intellectuels dans la transformation des sociétés.

De son côté, la présidente de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire, Hélène Lobé Waga, a salué la contribution de l’auteur à la littérature et à la réflexion sur le développement de l’Afrique.
Elle a rappelé que Touré Ahmed Bouah est l’auteur de 51 ouvrages, dont 49 déjà publiés et deux en cours d’achèvement. « Écrire un livre n’est pas facile. Si écrire un seul livre est déjà difficile, imaginez ce que représente la rédaction de 49 ou même 51 ouvrages« , a-t-elle souligné.
Selon elle, cette production intellectuelle constitue un héritage précieux pour les générations futures. « Les paroles s’envolent, mais les écrits restent. Et lui, il en laisse 51 à la postérité », a-t-elle indiqué.
La responsable de l’association a expliqué que la distinction de membre d’honneur vise à reconnaître la valeur de l’écrivain et à l’inscrire pleinement dans la communauté des hommes et femmes de lettres du pays. « Nous avons voulu venir personnellement lui remettre cette carte d’honneur, pour lui témoigner notre reconnaissance et montrer qu’au sein de notre association, nous comptons aussi des hommes de valeur« , a-t-elle affirmé.
Pour l’auteur de 51 livres, cette reconnaissance représente davantage une responsabilité qu’une simple distinction. Elle l’encourage, dit-il, à poursuivre la réflexion et l’écriture afin de contribuer au débat intellectuel sur l’avenir de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
L’auteur estime par ailleurs que le XXIᵉ siècle sera marqué par une véritable compétition des idées. « Les nations qui domineront demain seront celles qui auront les visions les plus audacieuses et les intellectuels les plus engagés« , a-t-il conclu.
Il faut noter que Touré Ahmed Bouah est le président-directeur général de la Société de Promotion de l’Habitat, de l’Immobilier et d’Aménagement (SOPHIA).
Yidéman KOUADIO