Aïcha Bakayoko a présenté au public son tout premier ouvrage intitulé « Re-Faire », le samedi 13 juin 2026, à Abidjan-Cocody, publié aux éditions Perfection. Experte en genre, conférencière et cheffe d’entreprise, l’auteure également mère de quatre enfants a signé un livre de 180 pages qui aborde avec sensibilité et profondeur la question du deuil et de la reconstruction.

Ce premier tome centré sur la douleur, est organisé en 15 chapitres. Parmi les thèmes explorés figurent notamment le jour où tout s’arrête ; les funérailles : entre contraintes administratives et choc émotionnel ; le déni de ressources et d’opportunités ; le rôle de parent unique et les tâches invisibles autrefois assurées par la conjointe.
À travers ces différentes étapes, Aïcha Bakayoko livre un récit personnel où se mêlent veuvage, deuil et reconstruction.
En parcourant le livre, l’on s’aperçoit que l’auteure ne se limite pas à son vécu. Elle propose également une réflexion approfondie sur les rapports de pouvoir, les normes sociales et culturelles et les dynamiques de genre qui influencent la condition des femmes confrontées à la perte de leur conjoint.

Elle met également en évidence des aspects souvent passés sous silence, notamment les pressions sociales implicites, les non-dits, et les épreuves invisibles que vivent les femmes dans ces situations.
Pensé comme un outil d’accompagnement, « Re-Faire » se distingue par son approche pratique. Chaque chapitre se conclut par des conseils concrets et accessibles, visant à aider les lectrices à mieux comprendre leur douleur, traverser les étapes du deuil, et amorcer un processus de transformation personnelle.

Alliant témoignage, réflexion et transmission, cet ouvrage apparaît comme un véritable guide de résilience. À travers lui, Aïcha Bakayoko adresse un message fort : malgré l’effondrement, il est possible de se reconstruire.
« Re-Faire » se présente ainsi comme une dédicace à toutes les femmes et à toutes les survivantes, mais aussi à toute personne convaincue que la renaissance demeure possible après les épreuves les plus difficiles.

Yidéman KOUADIO