À l’occasion de la Journée mondiale des biotechnologistes célébrée le 15 avril 2026, le Syndicat National des Biotechnologistes Diplômés d’État de Côte d’Ivoire (SYNBIODE-CI) a rendu un hommage appuyé aux professionnels de la biologie technique pour leur engagement, leur rigueur et leur contribution essentielle à l’efficacité du système de santé ivoirien.
Dans une déclaration officielle, l’organisation syndicale a rappelé le rôle stratégique des techniciens biologistes et des ingénieurs dans la chaîne de soins. Selon le SYNBIODE-CI, ces acteurs constituent un maillon incontournable d’un système de santé moderne et performant. Le syndicat a également réaffirmé son engagement en faveur de la création d’un Ordre des techniciens biologistes et des ingénieurs, afin de mieux structurer la profession.
Profitant de cette tribune, l’organisation a exprimé sa position sur le projet de loi portant organisation de la biologie médicale en Côte d’Ivoire, présenté le 2 avril 2026 par le ministre de la Santé, Pierre Dimba, et déjà adopté en commission à l’Assemblée nationale.
Le syndicat salue la volonté manifeste des autorités gouvernementales, notamment celle du Ministre de la Santé, de doter le pays d’un cadre juridique moderne et structurant pour l’exercice de la biologie médicale. Cette initiative est à la fois opportune et nécessaire, en ce qu’elle vise à encadrer les conditions d’exercice des professionnels, renforcer les mécanismes d’accréditation des laboratoires, réglementer l’ouverture des structures d’analyses médicales, et garantir le respect des normes en matière de biosécurité ainsi que de gestion des déchets biomédicaux, le syndicat a toutefois émis des observations.
En outre, il déplore notamment l’absence d’implication des techniciens biologistes et des ingénieurs dans l’élaboration du texte, malgré leur expertise reconnue. Il pointe également un risque de discrimination institutionnelle, susceptible de marginaliser ces professionnels. En cause, une définition jugée restrictive du biologiste médical, qui limite l’exercice de la discipline aux seuls médecins et pharmaciens, excluant de facto d’autres compétences pourtant essentielles.
Face à ces préoccupations, le syndicat indique avoir saisi les autorités compétentes, dont l’Assemblée nationale et le ministère de la Santé, afin d’obtenir des clarifications et d’alerter sur les conséquences potentielles d’une adoption du texte en l’état.
Le SYNBIODE-CI plaide ainsi pour l’ouverture d’un dialogue inclusif réunissant l’ensemble des acteurs du secteur, en vue d’une révision concertée du projet de loi. Il appelle également à une relecture des dispositions controversées, afin d’assurer une reconnaissance équitable de toutes les compétences impliquées dans la biologie médicale.
Par ailleurs, le syndicat réaffirme sa volonté de contribuer à l’émergence d’une biologie médicale plus inclusive, efficace et au service exclusif de la santé des populations ivoiriennes.