Le secrétaire général du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Wamkele Mene, a appelé à une accélération de l’intégration du marché africain, lors de l’Africa Economic Symposium (AES) à Rabat au Maroc. Le Sud-Africain estime que cette plateforme constitue un levier essentiel pour renforcer la compétitivité du continent et soutenir sa transformation économique, a rapporté lundi 13 juillet 2026 l’agence Maghreb Arabe Presse (MAP).
S’exprimant à l’ouverture de la 4ᵉ édition de l’AES, organisée par le Policy Center for the New South (PCNS) autour du thème « Transformer les transitions en croissance », M. Mene a indiqué que l’Afrique dispose désormais des instruments nécessaires pour franchir une nouvelle étape dans son intégration économique.
Il a plaidé pour la réduction des barrières au commerce et à l’investissement afin de bâtir un marché continental intégré, capable de soutenir une croissance durable, de renforcer la résilience des économies africaines et d’améliorer leur compétitivité à l’échelle mondiale.
Le responsable du secrétariat de la ZLECAf a relevé que le continent demeure confronté à une forte fragmentation économique, marquée notamment par la faiblesse des chaînes de valeur régionales, le manque d’harmonisation des politiques industrielles et la coexistence de 42 monnaies. Selon lui, cette situation entraîne un coût annuel estimé à cinq milliards de dollars en raison des opérations de conversion des devises.
Pour Wamkele Mene, les réformes macroéconomiques doivent être accompagnées d’efforts soutenus en faveur du renforcement des capacités productives, de l’industrialisation, de l’amélioration de la productivité et de la diversification des marchés d’exportation.
Il a également mis en avant plusieurs mécanismes destinés à soutenir la mise en œuvre de la ZLECAf, notamment le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), le Fonds d’ajustement de la ZLECAf, doté de plus d’un milliard de dollars par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), ainsi que l’Initiative africaine pour l’industrialisation verte, qui ambitionne de mobiliser 100 milliards de dollars d’investissements.
Selon les projections du Secrétariat de la ZLECAf, les échanges commerciaux intra-africains devraient atteindre près de 220 milliards de dollars en 2024, soit une hausse de 12,4 % par rapport à l’année précédente.
Organisé sur deux jours, l’Africa Economic Symposium réunit responsables politiques, décideurs économiques, universitaires et experts autour des enjeux liés à l’intégration économique, à la valorisation des ressources naturelles, aux transitions climatique et énergétique, ainsi qu’à la promotion d’une croissance inclusive et durable.