« Nous demandons avant tout des parcours de formation concrets, accessibles et utiles », a dit Sophie Konan, porte-parole du Caucus des jeunes ayant pris part à une session d’échange consacrée aux compétences. A l’occasion de la 2è édition du Forum international des métiers et des compétences (FIMEC) tenue les 15 et 16 juillet 2026, elle a souhaité un meilleur accès aux équipements, des formations plus pratiques et la reconnaissance des compétences acquises.
Répondant au nom de la soixantaine de jeunes ayant pris part à la séance d’échange avec les responsables de l’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP), Sophie Konan estime que la formation professionnelle doit faciliter l’employabilité, l’inclusion et l’entrepreneuriat.
« Des progrès ont été réalisés, mais l’offre de formation doit mieux répondre aux besoins réels du marché. L’apprentissage doit apparaître comme une solution pertinente car il associe théorie et pratique », a-t-elle indiqué.

Toutefois, elle mentionne que pour être pleinement efficace, l’apprentissage doit être mieux structuré, davantage financé et mieux valorisé auprès des familles, des entreprises et des employant.
« Nous avons insisté sur la nécessité d’offrir les mêmes chances, quels que soient le sexe, l’origine sociale ou la situation de vulnérabilité. Les jeunes femmes restent confrontées aux stéréotypes, aux choix domestiques et à l’orientation en point de liberté vers les filières techniques et numériques », ajoute Sophie Konan.
Pour sa part, Karitia Coulibaly De Meideros, directrice générale de l’AGEFOP a salué ces recommandations, précisant que la meilleure protection que sa structure puisse offrir à la jeunesse est une compétence reconnue, adaptée aux besoins de l’économie et porteuse d’opportunités.
En outre, Hélène N’Garnim-Ganga, coordonnatrice résidente du Système des Nations unies en Côte d’Ivoire, a fait savoir que selon les estimations internationales relayées par l’UNESCO, près de 40% des compétences existantes ne correspondent plus pleinement aux besoins du marché et près d’un emploi sur quatre devrait évoluer d’ici à 2030 sous l’effet des transformations technologiques.

« Face à ces défis, l’investissement dans les compétences n’est pas seulement une politique éducative, c’est une politique économique, sociale et de développement humain », souligne-t-elle.
Bien avant, elle n’a pas manqué de féliciter l’Etat de Côte d’Ivoire pour la mise en œuvre d’initiatives concrètes pour un meilleur accès à l’emploi des jeunes.
Placée autour du thème « Compétences, emploi et transformation économique en Afrique : le rôle stratégique de la formation professionnelle », cette édition du FIMEC s’est tenue en marge de la Journée mondiale des compétences des jeunes célébrée le 15 juillet de chaque année.