Kathy Lary fait ses premiers pas dans le paysage littéraire. Nouvelle plume passionnée, elle puise dans son parcours personnel l’inspiration de ses récits. Ses écrits ne se limitent pas à de simples fragments de vie, ils se présentent comme des témoignages vibrants, capables de toucher des lecteurs en quête d’authenticité et de profondeur.
Née en Côte d’Ivoire, Kathy Lary a grandi dans un environnement où la tradition orale occupe une place centrale. En Belgique, elle a trouvé un nouvel espace d’expression, ou elle dénonce les violences intrafamiliales, le manque d’encadrement autour des IVG clandestines (Interruption Volontaire de Grossesse), et encourage les personnes à dénoncer, à ne plus garder leur souffrance pour elles.
Son parcours illustre la force d’une identité multiple, notamment celle d’une femme africaine qui entreprend le dialogue avec l’Europe, tout en restant profondément attachée à ses racines.

Au-delà de son histoire personnelle, « l’auteure de l’intérieur », comme elle se fait appeler, s’intéresse également aux récits des autres. Elle recueille des témoignages de vie, souvent marquée par l’exil, les défis sociaux ou les quêtes intimes, qu’elle transforme en œuvres littéraires. Ces histoires recueillies deviennent des passerelles entre culture et générations, offrant ainsi une voix à ceux qui n’en ont pas toujours.
À travers ses livres : « Le miroir de l’âme » et « Ahou la fille Baoulé », une série en trois tomes, Kathy Lary invite à réfléchir sur la mémoire, l’identité et la transmission générationnelle. Elle rappelle que chaque parcours peut devenir une source d’inspiration collective.

En Belgique comme en Côte d’Ivoire, ses œuvres contribuent à enrichir le dialogue interculturel et à valoriser la diversité des expériences humaines.
Yoann APIA